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FIG. 59. - MARCHANDE D'HUITRES

Par Bouchardon. — Estampe du xvme siècle.

enlevée, apparaît en traits d’argent; l’empreinte pouvant en être faite à la cire fondue, il est facile ensuite d’en obtenir un cliché en creux ou reliefpar la galvanoplastie. M. Dulos est également l’inventeur d’un ingénieux

procédé de gravure typographique qui a déjà rendu de grands services.

On livre au dessinateur une plaque de cuivre recouverte d’un vernis dans la composition duquel entrent le caoutchouc et le blanc de zinc : ce vernis se coupe avec la plus grande facilité à l’aide de plumes d’acier ou de pointes d’ivoire. Le dessin terminé, la plaque est plongée dans un bain de fer dont le dépôt ne s’effectue que sur les parties de la planche découvertes par le travail de la pointe. Si on se propose de faire une gravure en creux par un sel de mercure, on enlève le vernis et on argente ; l’argent se dépose sur le cuivre à l’exclusion du fer ; on attaque ensuite le fer avec l’acide sulfurique étendu d’eau et on traite la plaque par le mercure ou le sulfate ammoniacal de mercure, afin d’exhausser les parties non gravés.

Pour obtenir le même dessin en relief avec le sel mercuriel, il faudrait, en suivant d’ailleurs la méthode précédente, déposer de l’argent et non du fer.

Les dessins sur vernis peuvent aussi être transformés en gravures par l’emploi de l’amalgame de cuivre.

Les moyens décrits se prêtent également à la gravure des outils de relieurs dits fers à dorer et des planches destinées à recevoir des émaux cloisonnés.

M. Comte fournit d’excellents clichés par un procédé analogue. La différence ne portant que sur les opérations chimiques, nous croyons inutile d’y insister davantage.

Z inco graphie. — Dès 1854, M. Dumont avait imaginé de dessiner au crayon et à l’encre lithographique sur une plaque de zinc légèrement grenée , puis après

GRAVURE EN RELIEF

avoir rendu le dessin agglutinant, en chauffant légèrement la plaque, de le recouvrir de poudres résineuses qui augmentaient son pouvoir isolant; il faisait mordre par voie galvanique dans un bain de sulfate de zinc.

Dans le procédé auquel l’inventeur M. Jacquemin a donné le nom de g alvano graphie, la plaque de métal sur laquelle on a dessiné avec une encre grasse, c està-dire isolante, est suspendue au pôle positif dans un bain galvanique. On sait que le dépôt métallique se fait toujours au pôle négatif ; à mesure que ce dépôt s’effec-

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