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Les punaises sont de petits clous à large tête

i*4 LES PROCEDES DE LA GRAVURE.

une planche de cuivre pour consolider l’ensemble. Cela fait, on retourne le bloc et on retire successivement : i° la planche de bois, 2° le dessin original, 3° la couche de gélatine, qui s’enlève bien si l’on se sert avec lenteur d’une éponge mouillée. Reste la gutta-percha reposant sur la plaque de cuivre, et portant à sa surface un dessin en relief du calque. Après avoir recouvert cette surface de plombagine, il est facile d’en obtenir un cliché-cuivre par la galvanoplastie. Ce cliché sera naturellement une gravure en creux, et on pourra le multiplier à volonté, en répétant l’opération de la galvanoplastie sur le moule en gutta-percha.

Cet ingénieux procédé, inventé par M. Defrance, dessinateur au Dépôt de la Guerre, se recommande par les excellents résultats qu’il fournit, surtout pour les travaux simples, comme une carte géographique.

Procédé pour reproduire an dessin au crayon. — Il suffit d’humecter d’une solution acidulée la feuille de papier sur laquelle le dessin est tracé : de ce fait, la partie dessinée devient apte à recevoir l’encre d’imprimerie, à l’exclusion des parties blanches; l’on peut donc en tirer une épreuve à report et la transporter sur pierre ou sur métal. Ce procédé a été expérimenté, en Russie, par M. Villain-Villanis. Il présente le même inconvénient que celui de M. Vial pour la reproduction des gravures et des dessins, c’est-à-dire que l’original est fort compromis par ces manipulations chimiques et autres.

Gravure en relief sur pierre. — C’est là une forme de gravure très ancienne, mais son application à la

Héliogravure. — D’après une eau-forte de Gérard

production d’estampes ne remonte guère qu’aux premières années de ce siècle. Senefelder, l’inventeur de la lithographie fit alors des essais sérieux, qui furent répétés et perfectionnés par Duplat, Frère de Montezon, Girardet, Knecht et Louis Tissier. Les procédés étaient du reste, à peu de chose près, les memes que ceux dont on se sert dans la gravure sur métal : le dessin était tracé ou reporté sur une pierre lithographique et l’on faisait mordre par les acides. Ce que nous avons dit antérieurement des systèmes usités dans la gravure sur métal nous dispense d’insister davantage.

Machines à graver. — Comme nous nous occupons surtout de l’art de la gravure au point de vue des procédés employés par les artistes graveurs et des systèmes qui permettent la reproduction des dessins et des estampes en fac-similé , nous passerons rapidement sur les travaux de gravure dont l’exécution est purement mécanique. Ils sont, en général, recommandables par leur aspect propre, égal et tranquille, mais ils pèchent par l’uniformité; il leur manque cette empreinte de la main humaine qui seule est capable de vivifier les oeuvres d’art. On ne les utilise guère, du reste, que pour les planches d’architecture où les teintes plates et les lignes rigides trouvent leur emploi tout naturel.

Je ne parlerai donc que de l’invention de M. Collas , qui permet de graver mécaniquement les objets en relief avec une précision suffisante et un certain charme d’aspect. C’est le procédé par excellence pour reproduire les monnaies, les médailles, les plaquettes de métal et généralement tous les bas-reliefs.

gravure en relief.

Les procédés deM. Collas ont été tenus secrets, nous ne pourrions par conséquent les décrire; ils dérivent évidemment du meme principe que le diagraphe et le pantographe, qui servent à donner en petit la repro-

Héliogravure d’une médaille gravée par le procédé Collas.

duction d’un objet plus grand; c’est-à-dire que le dessin est tracé ou creusé par une pointe suivant et répétant d’un mouvement automatique et synchronique, tous les mouvements qu’effectue un curseur auquel on fait parcourir la surface du modèle en relief.

Au moyen de la machine Collas on produit une

gravure en lignes qui ne se croisent jamais, et d’une égale épaisseur : leur écartement plus ou moins grand et la course qu’elles décrivent déterminent les ombres et la forme de l’objet reproduit.

Quant aux machines à graver qui appartiennent aux métiers du tourneur et du guillocheur, nous n’avons pas à nous en occuper dans ce livre.

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