FIG. 80. - HÉLIOGRAVURE
D’après une estampe de Hills.
mercurielles, le dessin apparut nettement sur ces plaques de rebut, et, pour l’y fixer, il suffit d’enlever dans un bain d’hyposulfite de soude l’iodure d’argent encore
soluble, c’est-à-dire les parties de la plaque non protégées par un dépôt de gouttelettes mercurielles. La daguerréotypie était fondée ; elle fit rapidement le tour du monde, grâce à la générosité de l’inventeur, qui ne voulut pas prendre de brevet, et livra le secret de tous ses procédés opératoires.
Nous n’avons pas à raconter par quelles transformations successives a passé l’invention de Daguerre avant d’arriver aux résultats surprenants que donne la photographie, telle qu’on la pratique aujourd’hui. Nous nous bornerons à conduire nos lecteurs dans un atelier moderne de photographe et à les initier aux opérations essentielles qui s’y pratiquent.
Il est important d’abord de savoir comment on est parvenu à faire de la photographie un art reproducteur, analogue dans une certaine mesure à l’art delà gravure, puisqu’il permet d’obtenir un nombre illimité d’épreuves d’une même plaque sur laquelle le soleil a rempli l’office de graveur.
Le papier sensible, inventé par Talbot deux années après la découverte de Daguerre, donne ce que l’on appelle une image négative , c’est-à-dire que les parties claires du modèle y sont traduites en noir et vice versa. Pour obtenir l’image positive , c’est-à-dire exactement correspondante aux colorations du modèle, il suffit, après avoir placé le négatif au-dessus d’une seconde feuille de papier sensible, d’exposer le tout à la lumière. Les blancs seuls du négatif laissant passer les rayons, cette seconde feuille ne sera impressionnée, c’est-à-dire noircie, qu'aux points correspondants à ces blancs du négatif; l’image qui en résultera sera donc dans
LA PII O TOC U A P [I ï E. 17,
des conditions inverses de la précédente, et cette transposition radicale des colorations nous permet de la voir dans son aspect positif : les ombres et les lumières ont repris leur pflace naturelle.
FIG. fll. - LOUIS XIV.
Par Pierre Puget. — Gravure sur bois.
On évalue au chiffre de trente-six le nombre des opérations par lesquelles est obtenue de nos jours une image positive. Nous allons les résumer en quelques lignes.
Le photographe opère dans l’ombre, ou plutôt dans une chambre éclairée par une lumière inactive. Les rayons jaunes du spectre solaire n’impressionnent pas, ne sont pas photogéniques; le cabinet de manipulation
sera donc éclairé par des vitres jaunes. Les premières manœuvres sérieuses consistent dans la préparation de la plaque destinée à jouer le rôle de négatif; cette plaque de verre, bien polie et bien essuyée, est recouverte d’une couche de collodion (solution de coton-poudre dans l’éther), puis on la plonge dans un bain contenant une solution d’argent, où elle acquiert la propriété d’ètre sensible à la lumière. Ainsi préparée, on l’enferme dans un châssis de bois, sorte de chambre noire portative qui la soustrait à l’influence de la lumière.
Entre temps, le photographe s’est occupé de faire poser son modèle dans l’atelier largement éclairé qui avoisine le cabinet des manipulations; puis il introduit son châssis, toujours fermé, dans une rainure pratiquée à l’arrière de l’appareil photographique. Au signal « Ne bougeons plus! » il soulève la paroi antérieure de ce châssis, et l’image du client passant à travers l’objectif de l’appareil, vient impressionner la plaque sensible qui en forme la paroi postérieure, la muraille du fond, comme dans la chambre noire de Porta, dont cet appareil est l’imitation très perfectionnée.
Cette muraille de fond est mobile dans l’appareil : on peut la rapprocher ou l’éloigner de l’objectif, ce qui permet la mise au point avant l’introduction du châssis. Formée d’un verre dépoli qui sert d’écran pour recevoir l’image, elle ne cède la place au châssis que lorsque le photographe a constaté de visu que l’image du modèle vient se dessiner sur l’écran avec toute la netteté désirable; pour trouver le point exact, il fait jouer l’arrièretrain de son appareil comme une lorgnette de théâtre, en regardant par le gros bout.
LA PHOTOGRAPHIE
L’impression produite, — c’est l’affaire de quelques
secondes, plus ou moins, suivant l’intensité de la lumière au moment de l’opération, — le photographe referme le
volet et transporte le châssis dans son laboratoire. La plaque collodionnée est impressionnée; il s’agit maintenant de faire apparaître l’image et de la fixer. Ce que faisaient les vapeurs mercurielles dans le daguerréotype, un bain de fer va l’effectuer pour cette plaque; une légère couche de ce métal se dépose lentement sur les parties du collodion qui ont subi l’influence de la lumière. Petit à petit, l’image se développe, faible d’abord et d’une transparence trop marquée pour qu’elle puisse produire un positif sur papier, mais on connaît l’art de la renforcer au degré convenable par des bains successifs qui augmentent l’épaisseur du dépôt métallique. Quand elle a enfin atteint tout son développement, on Infixé définitivement au moyen d’un lavage dans une solution d’hyposulfite de soude, qui enlève les parties d’iodure d’argent sur lesquelles la lumière pourrait encore exercer son action.
Le négatif ainsi constitué, on obtient autant de positifs que l’on en désire, en exposant à la lumière, dans un châssis fermé et vitré, une feuille de papier sensible, qui, à son tour, une fois l’image produite, sera désensibilisé au moyen de la solution d’hyposulfite de soude.
Telles sont, en gros, les opérations auxquelles se livrent les photographes modernes: elles exigent du tour de main , de la précision, de la rapidité et un grand soin des détails : la moindre négligence, le moindre oubli, peuvent tout compromettre. La pose du modèle, la mise au point de l’appareil et le temps d’exposition sont affaires de goût et d’expérience.
Où la coopération du photographe s’élève presque à
LA PHOTOGRAPHIE
la hauteur de l’art, c’est quand il s’agit de reparer les
FIG. 83. — ESQUISSE AU CRAYON Par Fromentin. — Héliogravure de M. Gillot.
erreurs de la nature se dessinant elle-même. Cette perfection que l’on attribue volontiers à l’invention de
Daguerre n’est pas aussi complète qu’on le suppose. La photographie, produit naturel de forces inconscientes et soumises à toutes les vicissitudes du milieu dans lequel elles évoluent, obéit à des lois physiques et chimiques qui n’ont aucune corrélation avec celles de l’esthétique.
D’autre part, la rétine humaine, que l’on peut jusqu’à un certain point assimiler à une plaque daguerrienne, est impressionnée d’une toute autre manière que cette plaque. Si l’on peut dire ainsi, l’œil ne voit point comme cette plaque; sensibilisé par les memes rayons lumineux qui produisent l’action photographique, le cerveau perçoit des sensations que celle-ci ne traduit pas par des équivalents optiques. Tel de ces rayons, d’oü résulte un ébranlement nerveux intense, une acuité visuelle très marquée, n’agit pas sur les plaques préparées; tel autre, au contraire, que la vue ne perçoit pas, se traduit sur la plaque par une impression chimique très accentuée : il en résulte que l’image photographique est loin d’être l’équivalent, en blanc et noir, de l’image colorée dont elle est la copie. A peu près exacte pour ce qui est des contours, des proportions linéaires des objets, au moins de ceux qui sont sur le même plan et dans le voisinage de l’axe de la lentille, eue ne respecte en rien l’échelle des colorations, et les valeurs d’ombre et de lumière par lesquelles elle les traduit ne correspondent pas aux valeurs relatives de ces colorations dans la nature. Tel ton clair qu’un dessinateur interpréterait en blanc à peine teinté, prend une coloration d’un noir intense dans la photographie (épreuve positive), parce que les rayons lumineux qu’il émet ne serontpas photogéniques; tel autre, sourd au contraire, estompé dans le modèleen
LA PHOTOGRAPHIE
vue, donne une tache blanche éclatante sur l’épreuve photographique, parce que la lumière qui lui correspond est de celles qui impressionnent vivement les plaques sensibles.
Pour nous résumer, l’image photographique est le résultat d’actions chimiques de certains rayons lumineux, et la puissance de ces rayons n’est pas en raison directe de leur intensité lumineuse telle qu’elle est évaluée par l’œil. Le jaune et le vert, par exemple , qui affectent si vivement l’organe visuel, ne fig s4. — bijou.
Sont pas photOge- Par Froment-Meurice. — Gravure sur bois.
niques , tandis que
le bleu, l’indigo et surtout le violet, colorations sourdes dans la nature, agissent fortement sur la plaque photographique.
Ainsi donc la plaque daguerrienne ne voit pas comme l’œil; de plus, son acuité d’impression est à la fois plus faible ou plus forte, suivant le cas : plus faible dans les ombres, plus forte dans la clarté. Nous voyons très bien aux rayons de la lune; cette lumière n’est pas suffisante pour impressionner une plaque sensible; par contre, des rayons invisibles apparaissent en photographie dans les parties vivement éclairées. Écrivez sur du papier blanc avec une plume neuve, imbibée de salive;
la feuille une fois sèche, il ne restera aucune trace de l’écriture; on peut cependant en obtenir une épreuve photographique parfaitement nette à la vue. Cette vision particulière de la photographie est utilisée dans la fabrication des billets de banque et aussi comme procédé de vérification des lausses écritures.
Comme fait curieux établissant bien la sensibilité particulière du miroir photographique, on cite le cas d’une dame constatant sur son portrait photographié des taches d’une petite vérole qui devait apparaître sur son visage le lendemain seulement du jour oü elle avait posé. Le soleil s’était chargé de devancer le diagnostic en l’éclairant.
L’art du photographe est de corriger les imperfections de la nature; celles du modèle — souvent il abuse un peu trop des corrections, sachant bien que la clientèle ne s’en plaindra pas — et celles qui résultent du déplacement des valeurs d’ombre et de lumière. La retouche se fait sur le négatif, c’est-à-dire sur le cliché qui fournit les épreuves positives.
Pour ramener les teintes à une exactitude relative, on noircit artificiellement, au moyen du crayon ou de l’encre de Chine, les parties du négatif qui ont été insuffisamment impressionnées; ainsi assombries, elles laissent passer moins de lumière et, par suite, les points correspondantsdu positif étant moins impressionnés paraissent moins noirs ou même ne paraissent plus du tout, si Y artiste juge à propos de faire abstraction de tel ou tel détail encombrant ou peu flatteur, comme les rides du modèle, les taches de rousseur, etc.
Sans insister davantage, nous croyons avoir démontré
LA PHOTOGRAPHIE
que la photographie ne donne pas, à beaucoup près, la reproduction fidèle des images de la nature. La rétine voit et le cerveau apprécie autrement qu’elle, sinon plus juste. Nous avons vu quels désordres graves la constitution plus ou moins photogénique des rayons lumineux
FIG. 85. — FAC-SIMILÉ REDUIT De caricatures dessinées par Léonard de Vinci.
peut apporter dans l’harmonie générale, dans la relation des teintes entre elles, des colorations. D’autre part, l’instrument lui- même du photographe est construit de telle sorte qu’il ne peut enregistrer avec une exactitude absolue les rapports du dessin : de par la forme de son objectif, il est condamné à passer par-dessus les lois de la perspective ; la lentille bi-convexe dénature les contours des objets, surtout de ceux qui s’éloignent de son axe, et altère la relation des plans. L’habileté du photo-
igo LES PROCEDES DE LA GRAVURE.
graphe peut corriger dans une large mesure ces faiblesses de son instrument, mais elles n’en existent pas moins.
Quoi qu’il en soit, la photographie est une découverte admirable et d’une immense utilité. A ne l’envisager que sous le point de vue de l’art, elle permet de fixer en quelques secondes et de reproduire à un nombre illimité d’exemplaires des documents de toute sorte, en leur conservant un caractère de ressemblance d’une perfection telle que nul autre procédé ne parvient à l’égaler : documents inestimables de vulgarisation pour la foule et d’étude pour les artistes et les savants.
Comme procédé de multiplication des épreuves, la photographie est en évidente infériorité par rapport aux autres modes de tirages : la collaboration forcée de la lumière rend les résultats incertains, inégaux entre eux, et d’une lenteur désespérante. Avec les changements incessants de l’éclairage du jour, il est presque impossible d’obtenir du même négatif deux épreuves positives qui se ressemblent. Aussi, dès l’origine de l’invention, les recherches des savants furent-elles dirigées dans le sens d’une utilisation plus pratique des images fournies par la photographie. Pour résoudre le problème, il s’agissait de transformer le négatif en cliché d’impression, c’est-à-dire en plaque de gravure ou de lithographie.
Nous voici ramenés tout naturellement à l’étude principale qui fait l’objet de ce livre, à l’art ou plutôt au métier de l’artiste graveur. Nous allons voir quel parti vraiment merveilleux on a su tirer de l’inventionde Daguerre, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises, car la gravure héliographique n’a pas encore dit son dernier mot. f:
FIG. 86. - VIGNETTE DANS LE GOUT DU XVII Ie SIÈCLE.
Gravure sur bois.
PHOTOGRAVURE
Nous avons vu que les premières tentatives de gravure héliographique ont précédé de quelques années l'invention même de Daguerre. C’est en 1826, en effet, que Niepce prépara ses plaques gravées par un procédé que nous rappellerons sommairement. Sur un cuivre recouvert d’une couche de bitume de Judée, il plaçait une feuille de papier sur laquelle un dessin était tracé, et le soumettait à l’action de la lumière solaire. Les parties non impressionnées, c’est-à-dire celles qui étaient protégées par le tracé du dessin, restant seules solubles, il suffisait de plonger la plaque dans un bain d’huile de lavande pour que le cuivre apparût à nu dans les parties correspondantes. Niepce faisait mordre ensuite au moyen de l’acide, comme cela se pratique pour une eau-forte ordinaire, le bitume insoluble jouant ici le rôle de vernis protecteur de la plaque dans toutes les autres parties.
Procédé Scamoni. — Un négatif photographique ordinaire n’est pas, comme on l’a cru longtemps, une surface plane ; un héliographe très-distingué de Saint- Pétersbourg a été le premier à faire remarquer que l’image se traduit en relief ; les parties ombrées forment de légers creux, tandis que les parties claires font saillie. M. Scamoni a trouvé le moyen de renforcer ce relief au moyen de dépôts successifs d’argent; le métal, on le sait, n’est attiré et retenu que par les surfaces impressionnées, c’est-à-dire par l’image. On parvient ainsi à donner au négatif des profondeurs égales à celles d’un cuivre gravé, et il est facile, par la galvanoplastie, d’en obtenir un cliché-cuivre que l’on peut imprimer par les procédés ordinaires. La même opération peut être effectuée en se servant d’une image sur collodion renforcée par des dépôts d’argent. M. Scamoni a utilisé ceprocédé de la façon la plus ingénieuse et les résultats qu’il en a obtenus — on a pu les voir à l’Exposition universelle de 1878 — touchent à la perfection.
Photographie aux sels de chrome. — On sait depuis l’origine de la photographie que certaines substances chimiques partagent avec les sels d’argent la propriété d’être impressionnées parla lumière. Dès 1839, Mungo Ponton publiait dans le New Philosophical Journal le fruit de ses observations, faites au moyen de feuilles de papier trempées dans une solution de chromate de potasse. Ce sel donne des épreuves plus pâles que le nitrate d’argent; il n’a pu détrôner celui-ci dans le laboratoire des photographes, mais la découverte de
FIC. 87,
HÉLIOGRAVURE d’un DESSIN AU CRAYON.
De Ad. Menzel.
son action sur la gélatine a conduit à des applications d’une importance capitale pour l’héliogravure.
Fox Talbot découvrit en i852 que la gélatine mélangée à du bichromate de potasse, très soluble dans l’eau chaude, perd sa solubilité dès qu’elle a été impressionnée par la lumière : il lui fut facile d’appliquer cette découverte à la gravure de plaques d’acier, par un procédé semblable à celui dont Niepce se servait pour graver au moyen du bitume de Judée.
Puis, l’Autrichien Paul Pretsch s’ingénia à préparer par la galvanoplastie des planches en relief destinées à l’impression typographique. Il est le premier qui se soit engagé dans cette voie féconde, mais au moment où il opérait pour la première fois, en 1854, on ne peut pas dire qu’il ait apporté aucune invention nouvelle, car il se contentait de clicher en relief une héliogravure obtenue en creux par les procédés connus. Des essais de cette nature étaient, du reste, tentés un peu partout, et l’on peut citer les noms de MM. Nègre, Placet, Garnier, Baldus, Lefman, Lourdel, Gillot, Yves et Barret, qui tous ont contribué soit à l’invention, soit au perfectionnement de l’héliogravure typographique.
Nous aurons du reste à revenir sur les procédés dont on se sert actuellement dans les ateliers d’héliogravure en relief. Poursuivons l’examen des propriétés de la gélatine chromatée ; elles ont conduit à la découverte de l’héliogravure en creux la plus parfaite qui soit, au procédé Woodbury,
Pliotoglyptie.
Procédé Woodbury. — On sait depuis longtemps que la gélatine se gonfle dans l’eau froide; mais elle perd cette propriété dès que, rendue sensible par l’addition du chromate dépotasse, elle a été impressionnée par la lumière. Seules, les parties soustraites à l’action des rayons solaires conservent la faculté de se gonfler dès que la feuille de gélatine chromatée est plongée dans l’eau. Après les explications que nous avons données précédemment, le lecteur doit se rendre compte du résultat de cette double action de la lumière et de l’eau: la feuille de gélatine impressionnée représente un cliché en creux d’une image photographiée positive. La gélatine chromatée peut aussi donner des clichés où l’image apparaît en relief ; il suffit de plonger dans l’eau chaude la feuille impressionnée : les parties blanches se dissolvent, il ne reste que les parties ombrées avec des épaisseurs correspondant au degré d’ombre, c’est-à-dire de sensibilisation. En séchant, cette feuille devient dure et d’une résistance tellement extraordinaire qu’elle peut servir de matrice à frapper plusieurs clichés métalliques, sans se rompre ni subir la moindre déformation. Il suffît, pour obtenir un cliché, de poser cette feuille de gélatine sur une plaque d’un métal analogue à celui des caractères d’imprimerie, et de soumettre le tout à une pression de plusieurs atmosphères, au moyen d’une machine hydraulique. Les reliefs de
i8<S LES PROCEDES DE LA GRAVURE,
la gélatine impressionnée entrent dans le métal et y
produisent une image inverse, soit gravée en creux.
PHOTOGRAVURE.
La plaque, ainsi gravée, ne peut être imprimée que par des moyens spéciaux : nous allons les indiquer sommairement. On se sert d’encres gélatineuses très transparentes, employées chaudes. Quelques gouttes en sontversées au milieu delà plaque métallique, que l’on recouvre ensuite du papier choisi pour le tirage, et l’impression se fait au moyen d’une presse à bras d’un mécanisme spécial. L’encre gélatineuse ne tache pas le papier; elle s’étale dans les creux du cliché en épaisseurs proportionnelles qui adhèrent par pression à la surface du papier;
quand on a soulevé le tablier de la presse, on détache sans peine l’épreuve ainsi obtenue. Puis, il suffit d’en ébarber les quatre côtés pour enlever l’excès d’encre qui a été repoussé, et de la coller sur un carton de photographie.
Les épreuves photoglyptiques sont d’une perfection telle que, une fois leur toilette faite, il est impossible de les distinguer d’une épreuve obtenue par les moyens ordinaires de la photographie. Elles ont sur celles-ci d’inappréciables avantages que l’on peut résumer en quelques mots . tirage relativement beaucoup plus