‹ Les procédés de la gravureChapitre 50 sur 53 · FIG. IO4. - SÉMIRAMIS · texte numérisé non relu

FIG. IO4. - SÉMIRAMIS

Sculpture de M. Hebert. — Héliogravure d’après un dessin de A. Gilbert au crayon sur papier strié.

mitifs de la peinture à l’huile ils ont peint avec un éclat et une solidité que le temps n’a pu entamer.

Les ressources multipliées de la mise en pratique ont, en outre, l’inconvénient grave d’affadir ce qu’il y a de meilleur dans l’artiste , son inspiration, le premier jet de sa pensée. Les recommandations de Boileau, fondées dans une certaine mesure quand elles s’adressent aux poètes, ne peuvent être que funestes aux artistes. Polir sans cesse et repolir, c’est la tendance fâcheuse de tous les arts en décadence; la lithographie ne fait pas exception, et il y a ceci de particulier dans son histoire, c’est que la chute a été presque immédiate ; elle a parcouru toutes ses phases , de la naissance à la mort, en passant par le déclin, dans moins d’un demi-siècle.

Et pourtant c’était un art charmant et digne d’un meilleur sort. Il est mort entre les bras du Commerce, délaissé de ceux qui l’avaient mis au monde et qui seuls pouvaient lui garder sa place au soleil. En effet, la lithographie est avant tout et surtout un procédé d’artiste; tout homme qui a une éducation de peintre peut l’aborder d’emblée, sans crainte d’être rebuté par les difficultés du métier. Le crayon gras a une souplesse et une richesse de tons merveilleuse ; c’est un outil docile qui se prête à tout ce qu’on lui demande ; il dessine et peint sans effort sous la main qui le guide, ne laissant pas à l’inspiration le temps de se refroidir.

Avantage inappréciable et qui n’appartient qu’à 1 s lithographie, au moins dans les procédés où l’artiste est son propre graveur, l’oeil du dessinateur suit les progrès de 1 œuvre; en la regardant dans une glace, il la voit telle qu’elle apparaîtra sur le papier de l’imprimeur ;

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