‹ Les procédés de trépanation du crâne et leur valeurChapitre 23 sur 32 · RÉSULTATS CURATIFS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS CURATIFS

Le malade de l’observation XV, souffre de maux de tête depuis deux ans et des crises d’épilepsie depuis cinq mois, crises suivies ou non de perte de connaissance. Ces accidents sont causés par un fihrome de la pie-mère et de l'écorce cérébrale. Tous ces accidents se dissipent après l’extirpation de la tumeur. La céphalée est très diminuée, les crises ne reviennent que rarement. C'est donc une amélioration manifeste qui persiste encore six mois après.

Dans un deuxième cas (hystéro-épilepsie, Observa- :

tion XXI), les crises d’épilepsie généralisées, très fréquentes (10 ou 12 par jour), avec incontinence d’urine, se réduisent au nombre de cinq à six par semaine et ne sont plus généralisées. La malade ne perd plus ses urines. Trois mois après l’opération, elle se dit complètement guérie. ,

Dans un troisième cas (Observation XXX), un para lytique général affecté de crises convulsives avec véritable état de mal et troubles intellectuels, voit après l’opération la disparition des crises épileptiformes et des troubles intellectuels. Bien que cette amélioration ait été lente à se produire elle n’en persiste pas moins etse maintient six mois après l'opération.

Ce procédé opératoire a donc fait ses preuves et a pu être appliqué avec un égal succès dans les cas les plus différents. On aurait pu croire, en effet, à cause de la

réapplication de la travée, qu’il n'eut pas été indiqué dans les cas de crises convulsives et d’épilepsie. Mais il est bon de remarquer que le pont osseux ne peut être assimilé à la simple rondelle réappliquée comme l’on est toujours tenté de le faire. Ce que M. Ollier reproche surtout à la rondelle réimplantée, ce qui lui fait rejeter cette pratique c’est qu’elle peut être cause de compression. Or, il n’en est plus de même avec la travée ,puisque la décompression est assurée par les orifices latéraux. On comprend donc que dans ces conditions l’opération de Jaboulay est possible dansles cas où il faut assurer l’hypotension cérébrale comme dans l’épilepsie si toutefois l'on se range à la théorie mécanique.

D'autre part, elle ne saurait être rejetée par ceux qui se rangeant à la doctrine de M. le professeur Pierret, attribuent lutilité de la trépanation dans l’épilepsie à l'établissement de communications nouvelles entre les veines intra et extra-crâniennes. Or, celte communication est largement réalisée dans la trépanation bili néaire avec travée volante intermédiaire.

M. Jaboulay a donc prouvé que non-seulement son opération est praticable sur l’homme, mais encore qu’elle est simple, sans suites opératoires graves et qu’elle a même donné de très appréciables résultats

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