CHOU CARAÏBE
Une autre Aroïdée, le Chou Caraïbe {Xanthosoma sagittifolium Schott), joue, dans l'Amérique tropicale, le même rôle que le taro en Océanie, mais à un degré beaucoup moindre cependant. On la connaît également sous les noms de Malanga aux Antilles et de Taye ou Tayovcy à la Guyane.
La plante rappelle le taro par son port, mais on l'en distingue facilement par les caractères suivants : dans le tarOf la feuille est peltée, c'est-à-dire que le pétiole est fixé à la face inférieure du limbe et à une certaine distance du bord de ce limbe (comme dans la capucine de nos jardins) ; dans le chou caraïbCf au contraire, le limbe de la feuille est attaché au pétiole par son bord. Le tubercule du chou caraïbe est moins gros, plus allongé que celui du taro ; sa surface est plus rugueuse.
Le chou caraïbe est cultivé non seulement pour ses tubercules, mais aussi pour ses feuilles (herbe à Calalou), qui entrent dans la préparation d'un mets très compliqué, connu aux Antilles sous le nom de Calalou.
Cette plante a donné naissance à un certain nombre de variétés que l'on cultive en terres basses, humides, comme les taros,