LE GIROFLIER
Le giroflier, en botanique, est \eCaryophyllusaromaticus Linné ou Eugenia aromatica Bâillon, de la famille des Myrtacées.
Il produit le clou et la griffe de girofle. On appelle clou le jeune bouton floral muni encore de ses pétales non
épanuiii». La griffe cal celte mètiKT partie, le bouton tor-
minal de pétales étant tumbé (fig, 94). C'est le produit d'un arbre originaire des Molu(]ues, de
forme pyramidale. A feuilles rappelant celles du laurier, el à écorce lipse, gris <'lair. Il peut atleii)- <lre (le 10 à 15 mètres si on lui en laissait la liberté, el vivi-eaiidelàdeteiil ans, ll'est un arbre (les tropiques chaudes de liasse altitude (fig. 95).
Jaloiisemcnl gard(' par les Hollandais, au xvMi" «iccle. surtout it Amboine ui'i déjà la cullore forcé'c du futur systime van den Bosch fui iiiaiigun'e k l'égard des indigènes, il s'en Fig 9i. - GiKort.E.. -,.,, ^„ J-.JJ
A. Bruiclw Hourie. - B. KiiMir-C. Boulon ^ ■ ■ ,.■ n -
noriL. cion de giroii.. - D. Fruii ou uuKoH*. ?"■"''(• a Pierfc Poivre i]ui en confia (|uatrc pieds à un créole de Bourbon, Joseph Hubert. Trois périrciil. le ([iialriéme arriva à lion port el devint le père de loulcs les cultures devenues flortssanles à la Héunion, à Zanzibar et surtout dans l'Ile Sainte-Marie de Madagascar, où elle H'esl partieiiliérement maintenue jusquA nos jours. Klle fut introduite aussi, grftce à l'i.ivrc, ft la Guyane et aux Antilles.
Le giroflier élait connu en Chine quelques siècles avant lére chrétienne, car les anciens écrivains rapportent qu'à celle époque les hauts mandarins avaient coutume de inAcher la girofle en parlant à leur Houverain. pour avoir l'Iialciiie agréable.
Fig. 95. — GinoPLiBR [Caryophytlus aromalicui).
à l'étal de boulon, lorsqu'elle commence à prendre une teinte rosée. Après l'épanouissement et la fécondalion, l'arume diminue beaucimp. Cet arume provient dime
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huile essentielle, ou essence de girofley employée en parfumerie.
La culture se fait par boutures ou par semis, dans des pépinières et avec repiquage. La plante craint les grands vents et le fort soleil. Les girofliers doivent être abrités pendant les trois premières années. On dirige la hauteur de l'arbre par une taille à 3 à 4 mètres pour faciliter la cueillette. Les boutons se détachant assez facilement, on dispose sous Tarbre "une toile pour les recueillir, si on ne peut faire la cueillette à la main.
La récolte est séchée au soleil,^ù les clous acquièrent la teinte brune que nous leur connaissons dans le commerce.
Comme le muscadier, le giroflier produit A la septième année et peut donner jusqu'au delà de soixante-dix ans. On compte un rendement moyen de o à 10 kilogrammes par pied et par an. A Sainte-Marie de Madagascar, la récolte dure d'octobre à décembre. On compte 10.000 clous desséchés au kilogramme.
Lo commerce connaît :
Les girofles anglais;
■ — de Cayenne ;
— de la Réunion, et l'essence de girofle.
Pemba et Zanzibar en ont fourni en 1907 près de 6.000 tonnes, valant environ 10 millions de francs. De nos colonies, la Réunion, Mayotte et la Martinique en fournissent un peu, quelques tonnes, alors que Madagascar en a exporté, en 1906, 109 tonnes valant 163.000 francs.
L'essence de girofle est obtenue par distillation, en Europe. Elle contient un principe, Veugénoly dont l'emploi s'est étendu depuis qu'on est arrivé à en extraire de la vanilline qui fait concurrence à la vanille de culture.
Le clou de girofle sert à l'assaisonnement des mets et, en pharmacopée, contre les maux de dents et les rhumatismes, en frictions.
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