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L'OLIVIER

Bolanîquc. — Variétés. — Culture. — Insecles nuisibles, maUdies.

Produits. Commerce.

Au premier rang des plantes oléifères nous plaçons lolivier, en raison de l'importance et de la haute antiquité de sa culture.

Arbre essentiellement méditerranéen, son nom sert à désigner une région climatique de l'Europe caractérisée par sa présence : la région de Volivier,

Botanique. — L'olivier (Olea europwa Linné), de la famille des Oléacées, forme de véritables forêts sur la côte méridionale de l'Asie Mineure, et c'est la région comprise entre la Syrie et la Grèce que de GandoUe indique comme étant probablement sa patrie préhistorique. 11 en est fait état dans les plus anciens livres hébreux : c'était un des arbres promis de la terre de Ghanaan. Mais la plus ancienne mention est dans la Genèse, où il est dit que la colombe, lâchée par Noé> rapporta une feuille d'olivier.

L'arbre est précieux par la valeur de ses produits et son aptitude à croître dans les climats secs tel que celui de l'Afrique septentrionale, et c'est avec raison que Bugeaud en conseillait la culture aux premiers colons algériens.

La plante sauvage, ou Oléastre, se présente ordinairement sous forme de buissons rameux dès la base, atteignant quelques mètres de hauteur, à rameaux épineux ;

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dans d'autres cas, c'est un petit arbre de 5 à 10 mètres de hauteur, dont le Ironc atteint 2 à 4 mètres de circonférence et quelquefois plus.

Les feuilles, lancéolées ou ovales, sont persistantes, coriaces, entières, vertes en dessus, d'un blanc grisôtrc en dessous. Les lleura sont petites, blanches, en courtes grappes aux aisselles des feuilles,

l'année précédente :

elles s'épanouissent d'avril 4 juin [fig- 100).

Le fruit est une drupe plus ou moins grosse, de forme et de couleur variables selon les variétés qui sont très nombreuses . D'abord vertes, les drupes deviennent noires ou rougeâtres à la maturité qui arrive en novembre-décembre.

L'olivier prospère surtout dans les sols profonds et légers; il ne redoute que ceux qui sont argileux, imperméables. La zone littorale nord-africaine, jusqu'à l'altitude de 600 mètres, lui est particulièrement favorable et il existe en Kabylie et en Tunisie d'importants peuplements comprenant des arbres, remarquables par leur développement considérable, qu'on dit âgés de cinq cents ans et plus. On prétend même qu'il en existe dont lAg^' peut être évalué à mille ans.

Tariétës. — On connaît un grand nombre de variétés d'oliviers, les unes recherchées surtout pour la production de truits n mariner ou à confire, les autres, pour l'extraction de l'huile. Au premier groupe appartionurnt

les variétés de Lucques, PicholinCy Verdale, Espagnole. AmelaUj Beni-Abbès ; au second, les oliviers Cailletier, Chemlaliy de Salon, Olivière, etc. Il n'existe malheureusement encore aucune étude d'ensemble des variétés d'oliviers, chose d'autant plus regrettable que le choix des arbres a une importance capitale pour la création d'une olivette, le rendement pouvant varier considérablement suivant les cas. La chaleur paraît avoir une grande influence sur la richesse en huile des olives, à ce point, que telle variété qui ne donne que 20 p. 100 de rendement en France, arrive adonner jusqu'à 29 p. 100 en Tunisie.

Culture. — La culture de l'olivier a pris un grand développement en Tunisie, dans la région du Sahel et do Sfax. En Algérie, c'est la Kabylie qui est la région oléifère la plus importante.

On plante peu d'oliviers en Algérie; le plus souvent on greffe les oléastres qui croissent à l'état spontané, en détruisant les broussailles qui les environnent, de manière à ne conserver qu'un certain nombre d'arbres, placés à une distance d'environ 10 mètres les uns des autres.

On se sert aussi, pour les plantations, des oléastres arrachés en forêt, ou obtenus de semis et que l'on greffe.

On peut multiplier l'arbre par le bouturage, ou au moyen d'éclats détachés de la base des vieux arbres.

L'olivier doit être soumis à une taille rationnelle, ayant pour objet de faire prendre à l'arbre une forme telle, que l'air et la lumière en puissent pénétrer toutes les parties; elle a aussi pour but de multiplier les ramifications secondaires fructifères. Il est nécessaire encore de couper, après la récolte, l'extrémité des rameaux qui (mt porté des fruits, de manière à provoquer le développement des rameaux de remplacement, ceux qui ont fructifié étant désormais stériles.

Pour la cueillette des olives, on doit éviter le gaulage, qui brise les jeunes rameaux : il est préférable do récolter à la main, à l'aide d'échelles.

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Un labour en hiver, après la récolte, est nécessaire et on en profite pour incorporer au sol des engrais, à raison de 25 kilogrammes de fumier de ferme par arbre. Des binages sont en outre nécessaires dans le cours de la belle saison, et il convient aussi d'irriguer en cas de sécheresses prolongées.

En région favorable, on peut planter des oliviers greffés, bien formés et appartenant aux meilleures variétés ; mais il faut attendre quinze ans pour que l'olivette donne des bénéfices; elle ne paie ses frais d'entretien qu'au bout de la huitième année. L'arbre a une durée pour ainsi dire illimitée.

Insectes nuisibles, maladies. — L'olivier a malheureusement un grand nombre de parasites nuisibles : la fumagine, ou noir de l^olivier, est due à -un champignon, le Fumago salicina, qui se développe principalement sur les feuilles sous forme d'un revêtement noirâtre. On le combat par des pulvérisations de solutions de sels de cuivre. La mouche de Volive^ ou ver de Votive {Dacus oleœ) est un petit diptère dont la larve vit dans le fruit et qui cause des dégAts considérables.

Produits. Commerce. — L'olivier est surtout précieux pour l'huile que l'on extrait de son fruit, dans la proportion de 14 à 29 p. iOO du poids de ces fruits (selon les variétés). L'huile d'olive peut se conserver pendant plusieurs années sans perdre ses qualités comestibles : celle qui est extraite des olives mûres, écrasées au moulin (fig. iOl), porte le nom d'huile vierge. Lorsque la pâte {grignons) est mélangée d'eau bouillante et soumise â la presse, elle donne \ huile ordinaire. Ces huiles varient de composition suivant les régions. D'une manière générale, les huiles africaines sont plus riches en margarine; elles se figent plus vite et plus complètement, â 5<* C. au-dessus de zéro.

L'olive est recherchée comme fruit confit, cueilli avant maturité et confit dans l'eau salée, vinaigrée et aroma-

I RÈOSE ïÊfiKTAr.

Usée; on l'iililise aussi, à l'état mûr, en conservea.

Ajoutons que le bois de l'olivier esl susceptible d'un beau poli et qu'il est recherchç pour l'cbénisterie de luxe.

II est diffîcile de se rendre compte de l'importance de la pruducliiin annuelle de l'huile d'olive en Alfirérie. On

Pif;, 101. — Écrasage hes olives au phmsoiii.

l'évalue k 25 millions de kilogrammes, dont 5 a 6 millio seraient exportés dans la métropole.

La Tunisie a exporté : en 1908.13.905.251 kilogrd d'huile valant 13.995.351 francs et 2.769 SOT kilogrammes d'huile de grignons, d'une valeur de 1.334 ■753 francs, ce qui représenle une valeur totale de 15.379.984 francs.

a. — LE COCOTIBB

irbre. Cocos nucifera Linné, de la famille des parait être originaire de l'Archipel indien: or

le trouve aujourd'hui répandu dans Inutea les partie littorales de la zone tropicale chaude et humide.

Bot&niqae. — Son tronc, qui peut atteindre •

25 mètres de hauteur, est .^

couronné d'un panache de <l

feuilles pennées atteignant de 4 à 5 mètres de longueur, entre lesquelles naisnent les inlloresccn-

Les Heurs, les unes mâtea. les autres femelles, sont petites, réunies dans la même inflorescence.

les dernières occupant la partie inférieure des ramifications. Le fruit est une grosse drupe ovoïde, (le dimensions variables suivant les variétés, pouvant atteindre 30 centimètres de diamètre et un poids de plusieurs kilogrammes.

Ce fruit est constitué par une graine, noir dé Coco, enveloppée dune masse, comparable au brou de la noix, {mésocarpt) A la fois charnue et fibreuse, qui devient du

; et sèche

Hissant.

La graine, ou noix de coco, est un noyau osseux ô enveloppe très dure [endocarpe) ; elle contient, avant la maturité, un liquide sucré d'un blanc légèrement grisâtre et opalin, qui est couramment employé lomnie boisson

rafraîchissante sous le nom de lait de coco. A la maturité, ce lait est devenu consistant [albumen); il constitue, avec Tembryon, l'amande, qui tapisse la paroi interne de la coque sur laquelle il s'est concrète, en laissant une grande cavité au centre de la jçraine [ûg. 102).

Cette amande, de couleur blanche, est oléagineuse et possède une saveur sui generis qui platt à certaines personnes; mais on la considère généralement comme étant fade et peu digestible. Extraite de la coque et desséchée au soleil ou au four, elle constitue le coprah.

Variétés. — Le cocotier compte de nombreuses variétés qui se distinguent par la taille de l'arbre, la forme du fruit, plus ou moins gros, arrondi ou ovoïde et dont la couleur peut être verte, blanchâtre, rougeâtre ou brune.

Culture. — Le cocotier demande un sol qui ait comme première qualité d'être perméable, ce qui écarte les terrains argileux. Les terrains d*alluvion et les bords légèrement sablonneux de la mer lui conviennent particulièrement. Comme il vient fort bien sur les plages marines où Tair est chargé d'embruns salins, on considère qu'un sol imprégné d'infiltrations salines le favorise sans que, cependant, la chose soit démontrée; on trouve en effet, à Ceylan, des plantations à 600 mètres d'altitude; il en existe jusqu'à 1.370 mètres dans l'Inde et nous avons, au Laos, de belles cocoteraies à 2.000 kilomètres de la mer. Dans tous les cas, il lui faut un climat chaud cl humide.

On multiplie ce palmier par ses fruits. En Annam, les indigènes les font germer d'abord sous leur lit de camp, dans la « cainha » et les mettent ensuite, avant de les transplanter, dans une fosse, à côté de la cuisine où ils restent enterrés sous une couche de terre ou de cendres pendant un an.

Les planteurs européens, eux, choisissent les plus beaux fruits mûrs sur l'arbre et les mettent à germer

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i rentrée des chaleurs et des pluies tropicales, lorsque la végétation est le plus active; ils les disposent par :.-)s de 6 à 10, à l'umbre, soit sous une couche de paille, suit ail tiivfnii du sol SOUS une mince cou- ; paille et terre doivent être i excès jusqu'à la venue de l*s cocos sont placés le urne vers le côté. La durée de un peut durer de un à trois )■ plantute a de 15 à 20 centingueur, on peut repiquer ou lace définitive, cette dernière lissant prêférnlile. Il y a beauhets, 30 p. tUO environ. Nous Ih plantation en lignes A la distance de 8 mètres, soit ' 144 arbres ù l'hectare.

tJne bonne plantation doit être bien entretenue, déharrassce des mauvaises hrrlies, liien fumée et irriguée

i possible. Les c

igrais

vent ètrt

tité [de 3.1KKI à 6.000 kilogrammes par hectare et par an dans les terrains sablonneux] ; certains plnnteurs entre! renneni à cet t'iïet des troupeaux de hétail dans sellions également les cultures i-ls, alternant avec du maïs, du colon si le climat s'y prèle.

Le cocotier ne rapporle normalement qu'ft sa huitième année, souvent plus tard; il garde sa pleine productivité, toutes conditions égales d'ailleurs, jusqu'à cinquante ans, mais peut produire jusqu'à soixante-quinze ans : un MÎgnaU' même des vétérans encore fertiles rt IIH) ans.

Fift- 103. — CesirNiTinN (n'.pr(»d^Jmn.illo,l

eurHeoeoteraies;nou3 ci i d'engrais

La cueillette des noix se fait généralement tous les quatre mois; dans certains pays même, comme en Annam, tous les mois. En Indochine, le coupeur de noix grimpe le long du tronc fort habilement en se servant d'une entrave étroite aux pieds, à la hauteur de l'articulation. L'n cri avertit les récolteurs d'en bas de la chute imminente d'une noix.

Dans les bonnes plantations moyennes de Ceylan, on compte sur une moyenne de 50 noix par arbre et par an; mais, chez les indigènes, une moyenne de 30 est la règle. Il y a des cocotiers dans telles cocoteraics de Mytho (Cochinchine), en terrain riche, qui ont accusé des rendements de 220 noix par arbre pendant quelques années. Nous admettons donc qu'un hectare d'une plantation conduite normalement, à l'européenne, doit donner 7.000 noix de coco, à condition qu'elle n'ait pas trop de compétiteurs parasites.

Ennemis. — Car, le cocotier est malheureusement attaqué par de nombreux ennemis. Ce sont d'abord le bétail, les sangliers, les porcs-épics, friands de jeunes feuilles lorsqu'ils peuvent les atteindre dans les plantations nouvelles. Puis le rat palmiste, grand déprédateur, qui perfore les jeunes fruits pour les vider de leur contenu. Les haies d'épines qu'on dispose autour du pied des arbres demeurent insuffisantes et on s'en défend mieux par une collerette en fer-blanc entourant le tronc le plus haut possible, de façon à ménager à Tiritrus une bonne chute d'une dizaine de mètres {fig. 104).

Deux coléoptères de forte taille attaquent également cet arbre (fig. 104). L'un, ï Or y ctes rhinocéros ou « Calandre » e.st un gros scarabée de forme bizarre, à corne de rhinocéros, qui vole la nuit et dont la larve creuse des galeries dans le tronc d'où on préconise de le déloger avec un fil de fer barbelé. C'est ce coléoptère dont la larve, connue sous le nom de ver palmiste^ est chère au Pf-^lais des Annamites qui la consomment frite.

Lautre coléoptère, également fiocturne, confie sa

PLA^ITES OLEIFKRBS

larve aux lissiis priifundH du cuctilicr où elle cri'usc des galeries en zi(^zag, ncfaslt-s. C'est le Bhynchophona ferragintus, muni d'un rostre lérébrant, et la femelle d'un long oviscapte. On conseille de déiruire la larve

Pig. 104. — Les ENNEMIS NU CCICUTIEH

A. Oryctei rhinocéros (black bui^tle) du roouticr; a. sa larve.

B. Rht/nrkophorus fei'rmjineua ; b, sh larve.

C. Manchon en fer cnlouranl le Ironc du uucoUcr contru la monlëi! des rats-

par l'injeetiiin de sulfure de earhone dana les galeries (|u'elle habile.

Ajoutons à cette lislc de déprédateurs les rournils blanches ou termites, les sauterelles, les écureuils, etc.

Produits. — Le cocotier, % roi des Palmiers v, eharme les yeux dans le paysat;c Iropical; il est aussi une véritable providence, constituant, avec ie bambou, la plante la plus utile des tropiques.

Son (roncdonneunbois d'œuvre résistant que l'on peut utiliser en charpente; creusé, il sert de luvau de conduite.

Ses feuillet servent à constituer des couvertures, des

chaumes, des abris, des nattes, des vêtements: les pétioles sont utiles pour faire des clôtures, des cannes à pècbe; les folioles, des calâmes pour écrire, etc.

Le bùurgêon terminal est un excellent chou-palmiste (salade) que Ton récolte sur les arbres renversés par le vent.

Le spadice (inflorescence), sectionné, donne un vin de palme ou toddy (1 litre par jour pendant 20 à 30 jours), dont on tire par cuisson un sucre, le jaggery et par fermentation un arack.

Le fruit est consommé vert pour son lait de coco très rafraîchissant et son albumen naissant, tendre encore, que les pâtissiers de l'Inde accommodent de plus de cent façons, dit-on. A l'état sec, l'enveloppe fibreuse (mésocarpe) donne le coir utilisé pour faire des brosses, des tapis, des cordages; son détritus, le cofferdam sert à calfeutrer les coques des navires et pour le transport des graines et des fruits. Sa coque (endocarpe) débarrassée du coprah, est utilisée pour fabriquer des cuillers, des vases, des instruments de musique et de mesure ; ses cendres potassiques servent d'engrais. L'albumen, qui devient corné avec l'âge, constitue le coprah; il donne de l'huile servant aux usages les plus divers : savons, bougies, beurre végétal; pulvérisé il devient le dessicated coco nuty employé en cuisine et en pâtisserie. Enfin les tourteaux, ou pounak, servent à l'alimentation du bétail.

Cet arbre, dispensateur de tant de choses utiles, fournit aujourd'hui au commerce un produit qui a pris une importance considérable dans le cours de ces dernières années : le coprah.

Préparation du coprahs •— La préparation du coprah débute par la défîbration du coir, par arrachage de l'enveloppe après macération dans l'eau, ou séjour plus ou moins prolongé dans de la terre humide [ûg. 105).

La coque de la noix ainsi mise à nu, est ensuite brisée à la main à l'aide dune serpe par les indigènes, au

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moyen de machines dans les usines européennes. L'albumen est séparé de la coque à l'aide d'un instrument tranchant puis séché (quelquefois adhérant encore à la noix comme à Tahiti). Le séchage se fait au soleil, ce qui donne un beau coprah blanc, ou dans des séchoirs, ou bien dans des vases clos ou étuves. Nous ne suivrons pas le coprah à travers les usines européennes et les huileries indigènes; notons seulement que, à l'état sec, il donne de 50 à 60 p. 100 de son poids d'une huile qui n'est fluide qu'à une température supérieure à 26*^, raison pour laquelle elle n'existe habituellement qu'à l'état solide dans les pays tempérés.

Le coprah rancit et fermente assez facilement, ce qui déprécie la qualité de l'huile : c'est la raison pour laquelle le coprah et les huiles des Philippines et de Bornéo sont inférieurs à ceux de Ceylan, de l'Inde et de Java, où les produits sont mieux soignés.

On est arrivé cependant, dans ces dernières années (procédé Rocca), à éliminer de l'huile de coprah et du coprah lui-même, les acides gras qui rancissent et à obtenir, de ce fait, une substance de bonne conservation devenue un parfait succédané du beurre de lait et des graisses animales, pour les emplois culinaires : c'est la végétaline ou cocose bu encore beurre de cocOy de plus en plus utilisée en alimentation et non sans raison, puisque c'est un aliment sans principes nocifs et qui a le mérite d'être d'un prix peu élevé. C'est en 1897 que fut créée on France l'industrie du beurre de coco.

Production et commerce. — Par ordre d'importance, les pays producteurs, de coprah sont : les Philippines, Ceylan, Singapour, Java, l'Inde, l'Indochine, les îles Polynésiennes, Pour l'ensemble de la culture cocotière, Ceylan se place au premier rang.

La production mondiale du coprah d'exportation peut être évaluée à plus de 250.000 tonnes, dont plus du tiers est pris par l'industrie française. La France, en effet, importe bon an mal an, 100.000 tonnes de coprah

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d'une valeur de 3i millions de francs, et ces chiffres s'élèvent de plus en plus chaque année. En ce qui concerne plus particulièrement nos colonies, on peut citer, par ordre d'importance : les Établissements français de l'Océanie (Tahiti, archipel de Touamotou, etc.), la Nouvelle-Calédonie, VIndochinef qui commencent à exporter des quantités assez notables variant de 2.000 à 10.000 tonnes. Mais Madagascar, la côte occidentale d'Afrique et même la Guadeloupe augmentent de plus en plus leurs plantations de cocotiers, en vue de la production d'une matière industrielle dont nous n'avons pas besoin de démontrer davantage l'importance au point de vue du commerce national.

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