ET VINS I3[E PALME
Sorgho. — I^ Bourru. — Palmiers à sucre.
A t'oléde la canne a sucre, un ^rand nombre d'espèces tropicales contiennent du sucre exploitable et donnent des produits à la consommation locale.
Ce sont principalement, dans nos colonies, toute une série de Palmien et plusieurs espèces de Graminées.
Nous avons déjà parlé, à propos du sorgho ou gros mil, d'une de ses variétés, le sorgho à sucre, Vimphie d(^s nègres de l'Afrique du Sud : on peut retirer de son jus de 45 à 46 p. lOil de sucre cristallisable et. par conséquent, de l'alcool par distillation. En Amérique, le sucre de sorgho avait menacé de concurrencer, à une certaine époque, le sucre dv canne. La production est aujourd'hui en régression.
Une plante saccharifère d'un intérêt considérable, de lavis de M, Chevalier qui nous Ta fait connaître, est le Bourgou (Panicum Burgu) fort répandu dans la zone d'inondation du Niger et particulièrement au Soudan. Les indigènes retirent de nombreux profits de cette plante qui est aquatique, flottante et croît avec la hauteur des eaux. Les feuilles, vertes ou sèches, sont données comme fourrage ou foin au bétail. Elles servent à recouvrir les cases et à calfater les pirogues. Le grain est consommé en guise de mil et la tige, contenant du sucre, est conservée sèche pour être employée ensuite en infusion, à leau chaude ou froide, par laquelle on obtient un liquide sucré servant à la fabrication d'un vin appelé Koundou-hari, très recherché des Musulmans de Tombouctou, à qui d'ailleurs le Coran défend d'en boire. A citer pour mémoire le maguey, ou Agave à pulquc du Mexique.
tJn grand nombre de palmiers contiennent un suc saccharifère dans leurs jeunes tissus, abondant surt<»ut
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du sucre, lea indigènes récoUent généralement celle sève pour en faire du tiin de palme. En MalaJKJe, on en olilieiil aussi, par évaporalion, un sucre très employé sous le nom de jagre ou jaggery.
Los espèces lea plus expluilecs dans ce but Honl :
Burassus (iabeUifer Linné, ou TÙnier. on Arri.iuc cl ilnn l'Inilo;
Ciiryola urent Linné. Inde;
Raphia vinifera Beauvois, côle occidenlale d'Afrique;
Elieis guineensis Jacquin, côle occidenlalc d'Afrique ;
Kaphia peduneulala Ueauvoïs, Madagascar;
Arenga saecharifera Lahillardière, Halaisie;
m'pa fi-ulic<ms Thunbcrg (palmier d'eau]. Malatsie;
Coco» nucifera Linné. Parloiil où il se trouve; snrtoi Ccylan.
Plicenix dactylifera Linné, etc.
La sève, généralement soutirée par incision de I hase de rindorcacencc, eut reciieiUle dans des vases o l'Ile fermente 1res rapidemoni, sans aulre pj-éparalior Ci- vin <'sl vile capileu.\, se conserve peu, lournani
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l'aigre. Le vin de palme, d'après un dicton arabe, doit être bu à l'ombre de l'arbre qui l'a produit. A Java et en Malaisie, on obtient Varack par distillation, dans des appareils très primitifs.
Les Hindous appellent toddy^ le vin de palme. A Madagascar, il est connu sous le nom de harafa et divers noms le différencient chez les nègres d'Afrique, parmi lesquels les Ouoloffs et les N'Diolas en consomment de fortes quantités.