‹ Les produits coloniauxChapitre 67 sur 199 · PLANTES FOURRAGÈRES · texte numérisé non relu

PLANTES FOURRAGÈRES

CoDdilions do production. — Arachide. — Bananier. — Doliquc bulbeux. — Haricots. — Herbe do Para. — Herbe de Guinée. — Maïs. — Manioc. — Mil. — Fatale. — Soya. — Tôosinte.

L'étude des plantes fourragères des pays chauds est encorç très imparfaite et cela se conçoit, car elle présume une connaissance préalable des espèces capables d'être utilisées comme telles.

Nous savons que les pâturages de France sont constitués en majeure partie par des Graminées et des Légumineuses dont le rôle est bien défini, et nous possédons un choix d'espèces propres à la création de prairies artificielles ou de cultures dites sarclées, qui assurent au bétail, en toiite saison, une nourriture saine et abondante.

Mais ces plantes sont incultivables dans la région intertropicale, et c'est à des espèces généralement locales qu'il faut s'adresser pour obtenir, dans nos colonies, un fourrage à la fois abondant et nutritif. L'observation et l'expérience sont les meilleurs guides en pareil cas.

Il existe cependant quelques plantes fourragères précieuses par leur aptitude à croître dans la zone intertropicale, qui méritent d'être recommandées en raison de l'abondance et de la qualité de leurs produits.

Dans les pays où la saison sèche a une longue durée, l'élevage du bétail ne peut être assuré qu'à la condition de faire des réserves de fourrage permettant d'attendre le nouveau développement des plantes des prairies naturelles ou des savanes, (jui croissent au

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début de la saison des pluies. Nous ne pouvons ici nous étendre sur les soins à donner aux pâturages naturels en vue de leur amélioration et de l'augmentation de leur rendement; disons cependant que les savanes marécageuses peuvent être améliorées par le drainage, que celles qui sont trop sèches deviendront plus productives si on peut y aménager des canaux d'irrigation. L'application d'engrais, l'extraction des espèces nuisibles que l'instinct du bétail pousse à dédaigner, sont également choses nécessaires.

Parmi les plantes particulièrement recommandables comme espèces fourragères, cultivables en pays chauds, nous citerons :

L'Arachide dont nous avons déjà longuement parlé au chapitre des plantes oléifères.

L'Arachide, comme les Légumineuses, joue un rôle important en tant que plante améliorante, et c'est avec grand avantage qu'elle figure dans les assolements des cultures indigènes, partout où la chose est possible.

Elle fournit un excellent fourrage pour le bétail. Les tiges munies de leurs feuilles, recueillies au moment de l'arrachage pour la récolte des fruits, sont riches en azote et peuvent être associées à d'autres aliments de valeur moindre. On peut aussi les faire sécher et les conserver pour la saison sèche.

Bananier. — Les tiges et les feuilles superflues du bananier, hachées, sont acceptées avec plaisir par les animaux. C'est une nourriture d'une faible valeur nutritive, mais elle est tendre, aqueuse et on peut l'associer à d'autres aliments plus riches en azote.

Dolique bulbeux {Pachyrrhxzus angulaius) . Cette Légumineuse, dont nous avons déjà parlé dans un chapitre précédent, produit des tubercules abondants, utilisables dans l'alimentation du bétail au même titre que ceux du manioc doux. Ils sont riches en matières nutritives,

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PRODUITS DU REGNa >

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On peut dire que c'est l'une des Graminées fourrapères les plus précififscs des pays chauds. Ses tigea couchées sur le sol, puis redressées, s'étendent en s'enracinant et donnent un fourrage vert très abondant et très recherché du bétail.

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