PLANTES
kapok ou n soie végétale ». Ce poil végétal est très recherché par le commerce et l'industrie, depuis quelques années.
Le véritable Kapokier eai, botaniquement. l'Eriodendrûn anfractuosum De Candolle ou Ceiba pentan'ira Gjertner, probablement originaire del'Amériquetro-
présenL répandu et cultivé dans
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^aucoup < gions tropicales, et notamment à Java, 011 son produit est donné au commerce sous le nom de kapok de Jfwa, par opposition avec \e kapok de l'Inde qui provient d'une espèce difTérente.
Le kapokierest un arbrt' rive très rapidement à une hcilc taille. Ses branches hiirixontales. êlHlce» en étage, le font souvent choisir, nous l'avons dôjà dit. comme arbre d'ombrante dans les plantations, et le tclè- ^'raphe y accroche volontiers ses godet» et seslils. On en fait des tuteurs vivants pour poivriers.
Le fruit est une capsule fosiforme A enveloppe coriace. parcheminée, contenant uji grand nombre de graines au milieu d'un duvet fin et soyeux, blanc on jaunâtre qui est la soie végétale du commerce (fig. 129). La culture de l'arbre est très facile par bouturage dajis les terrains li's
[Kriodendron anfi-acluosuinj, — B, Gii\i<
plus divers et les moins favorisés. Il arrive .en plein rapport vers la sixième année, fournissant alors, en moyenne, l''^,500 de kapok par an et par pied. La récolle est faite à la gaule ; les capsules ouvertes et leur contenu sont séchés à l'air, puis égrenés à la main ou à la machine, par le procédé de plus en plus employé de Tégreneuse à scies du coton.
Le bois de cet arbre est fort léger et facile à travailler. Élastique et compressible, on pourrait parfois le sul>stituer au liège. La graine contient 24 p. 100 d'une huile comestible et agréable au goût.
Le kapok filé a trouvé récemment en Allemagne son utilisation comme fibre de tissage, malgré sa brièveté et son peu de résistance ; mais il constitue surtout un article aujourd'hui très demandé pour bourre de matelas, coussins, oreillers, et accepté par beaucoup d'administrations publiques.
Sa légèreté, la difficulté de l'imbiber d'eau en font une matière précieuse pour engins de sauvetage, d'une flotlabilité parfaite, de beaucoup supérieure à celle du liège (ceintures de sauvetage, gilets, matelas, radeaux), ce qui l'a fait admettre dans les marines de plusieurs pays.
11 y a quelques années, le kapok de Java atteignait jusqu'à 1^^,80 le kilogramme. On peut évaluer à 5 ou 6.000 tonnes, l'exportation de ce pays, qui envoie son kapok surtout à Amsterdam et à Melbourne.
Nous en avons des plantations au Cambodge, en dehors des peuplements spontanés ; le produit est très employé dans le pays pour la fabrication des matelas dits « cambodgiens », très recherchés.
Parmi, les autres espèces fournissant de la soie végétale, il faut citer le Bombax malabaricum De Candolle, ou Bombax Ceiba Burmann, qui produit le Kapok de lltide. r/est un arbre qui ressemble beaucoup au vrai kapokier. Son feuillage est caduc et l'arbre se couvre de grandes et superbes fleurs rouges dun effet très décoratif» dont la chute met au pied de l'arbre un lapis rutilant. On le
rencontr.e nombreux dans la brousse indochinoise, jusque dans le Tonkin.
Ce kapok, moins exporté (Ceylan, Inde), est plus long; son poil, d'une teinte jaune ou brune, possède un éclat brillant et soyeux du plus bel effet.
Les fibres, pour lesquelles les plantes textiles sont exploitées, se trouvent généralement dans la partie de l'écorce appelée liber, où elles forment des groupes ou des îlots plus oumoins épais ou des couches plus ou moins nombreuses et rapprochées. La longueur, l'épaisseur, les caractères physiques et chimiques déterminent les qualités différentielles de ces fibres, non moins que leur abondance et la facilité de leur extraction et de leur nettoyage.