‹ Les produits coloniauxChapitre 78 sur 199 · PLANTES A PAPIER · texte numérisé non relu

PLANTES A PAPIER

L'industrie papetière, depuis longtemps, s'adresse à des essences forestières pour lui donner la matière première de la pâte à papier. Les Égyptiens déjà exploi-

taiont le Cyperus Papyrus Linné des bords du Nil, les Chinois le bambou et les Japonais le Broussonetia papyrifera Ventenat. L'industrie moderne, à défaut de déchets de i

tissus, jadis employés, a dû chercher des produits plus abondants et elle s*est adressée aux forêts de Picea de l'Amérique du Nord, d'épicéas, de pins, de trembles et de bouleaux de l'Europe septentrionale, diminuant graduellement la superficie des peuplements forestiers. Avec l'augmentation constante des besoins, la matière première tend à se raréfier et il n'est pas inutile d'appeler l'attention sur les réserves que nos colonies peuvent fournir, déplantes, herbacées ou arborescentes, susceptibles d'être employées pour la fabrication des pâtes à papier. Nous avons déjà parlé de l'alfa. Une autre graminée vivace, croissant en hautes touffes très fournies, abonde dans nos colonies tropicales et subtropicales : c'est VlmpcratUy en diverses espèces, appelée communément « herbe à paillote » ou « herbe à éléphant ». Elle peut servir à la fabrication d'un papier vulgaire, et des essais en ont été faits au Tonkin. Et pour ne citer comme exemple (jue l'Indochine, nous y trouverons, à côté d'espèces qui fournissent une fibre à papier de première qualité : les Daphne, Broiissonetia, Calophyllum, StrebluSy etc., d'immenses peuplements de bambous dont la mise à profit commence à être tentée, et pourra se maintenir à peu près inépuisable, à la condition que l'exploitation en soit rationnellement conduite. Il est certain (jue nos colonies d'Afrique tropicale ne manquent pas d'espèces susceptibles d'être employées dans ce genre d'industrie.

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