‹ Les produits coloniauxChapitre 81 sur 199 · partie de leur production et en recevant à l'importation · texte numérisé non relu

partie de leur production et en recevant à l'importation

Nous avons des cultures en Indochine, notamment au Cambodge, en Afrique occidentale et, sur de petites échelles, dans l'Inde française et à la Martinique.

En 1878, le chimiste Ad. Baeyer découvrit un premier procédé de synthèse chimique de Tindigotine; mais les frais de l'opération restèrent trop élevés pour concurrencer l'indigo naturel. En 1890, Ileuman trouva un autre procédé, considéré d'ailleurs comme une merveille de patience et de difficulté vaincue. Il suffît de dire que l'indigo bleu devient le neuvième produit de transformation de la naphtaline, et que l'industrie a récolté le fruit de 7 années d'études.

La société badoise et l'Allemagne font donc à présent, et depuis 1897, de l'indigo bleu de synthèse, dont les prix peuvent rivaliser avec ceux du produit de culture.

Ce produit artificiel se présente sous la forme d'une poudre cristalline. Or, Tindigo naturel, très irrégulier en teneur d'indigotine (maximum 25 p. 100), mal soigné et impur, ne pourra lutter qu'à la condition de modifier et de perfectionner ses méthodes de culture et d'extraction. Nous ne croyons pas que cette industrie soit destinée à disparaître entièrement comme on le lui prédit depuis des années, prophétie fâcheuse d'ailleurs parce qu'elle a pour premier effet de décourager les tentatives utiles d'amélioration de la culture.

Cette culture offre un sérieux avantage : elle n'est pas épuisante et elle entre très opportunément dans des combinaisons de rotation.

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