I. BnUilIeg obliiiui
He in luifue du tronc. — D. Incnion ?n 411 tu do la lutlue du Irone. ~ E. luciiiim
la culture en grnnil de l'Ilevea no romontc guère qu'à Kii Anit'ri(]iic. les scringncîroa font, nous l'avons
dcseiiluilles obliques simples Ce sérail, à première vue, I ■allait pas un nombre considérable de fçodets à placer, à manipuler, à nettoyer et... à perdre. En Asie, dans les plantations, on pratique de préférence l'incision en arèle de poisson, à rigole médiane.
ou l'incision en spirale, ou fraction de spirale (fig. 148).
Quel que soit ie mode jidoplé, i'
doubles, on forme de V.
eiUeur système s'il ne
:uler le
longueur, l'écarlemenl des incisionx, de telle façon que l'arbre continue à donner, sans souffrir, du latex tous les ans, tout en ayant le temps de refermer ses blessures antérieures, auxquelles on doit pouvoir revenir, lorsque, au boutdetrois ou de quatre ans, elles p sont cicatrisées. Sans entrer dans les détails — ils sont nombreux et importants — ajoutons exploitation, sont avivées tous It jours : il s'ensuit que la plaie ment de haut en bas, jusqu'à atteindre presque le bord supérieur de la plaie en dessous (lig. 149). Aussi une méthode moins destructive de l'ccorce de
■ INCISIUNE ïUPEHI'OSËES
Hevea. (Cochinchini
i les incisions faites, i s jours, ou tous les dei
430 PRODUITS DU KÈGN£ VEGETAL
l'arbre est celle qui consiste à la piquer seulemeni à la profondeur voulue (pricking) ou à y enfoncer des coins sans couper les lèvres de la plaie (système Vernct).
Procédés de ooag^lation. — Le latex collecté et maintenu liquide par un peu d'eau préalablement mise au fond des godets est ensuite porté au laboratoire pour la coagulation.
La coagulation du latex peut être obtenue de diverses manières : i*» par coagulation spontanée se produisant — nous l'avons vu pour le sernaniby — par simple cvaporation à l'air ou sur le sol; '2P par la chaleur, à Tébullition ou à l'enfumage; 3<* par écrémage après addition d'eau ; 4° par addition de substances chimiques : alcool à 90**, sublimé, acide phénique, acides sulfurique, citrique (l'alun ne coagule pas le latex d'Hetea), acide acétique (le meilleur coagulant), sel marin, etc. ; 5** par procédés mécaniques : battage, centrifugation, filtrage.
Le latex préalablement tamisé est mis dans des récipients : plats, cuvettes, cristallisoirs, etc., dont le caoutchouc, en masse coagulée, épouse la forme pour apparaître dans le commerce sous le nom de crêpes, feuilles, pla- ([ues, boudins, blocs, etc.
Les caoutchoucs de Ceyian, obtenus par les méthodes modernes, sont 1res propres, secs, de belle coloration brune ou blonde cornée, un peu transparente, alors (jue les fins paras sauvages, tout aussi nerveux, sont foncés, noirs et, dit-on, de meilleure conservation. Leur forme en lumps, ou blocs, est également préférée. 11 se peut (juil y ait là des rivalités de marque et d'intérèls; mais il est certain que ceux-ci obtiennent les plus hauts prix et que si, d'une part, les Brésiliens adoptent certaines pratiques des planteurs de Ceyian, d'autre part, les planteurs d'Asie en reviennent à essayer des procédés de seringueiros pour l'enfumage et à donner à leurs cakes ou scraps moins de siccité, avec plus de volume (lumps) en comprimant même ensemble les crêpes ou plaques. L'enfumage, comme tel, importe plus que Tes-
pèce du palmier employé, à cet effet, par les seringueiros. Les fumées agissent comme antiseptiques par l'aldéhyde formique qu'elles dégagent, notamment par la combustion des sucres et des résines.
On appelle stickage, la transformation contagieuse du caoutchouc en une substance poisseuse, à la suite de fermentations généralement dues à des lavages incomplets et à des inclusions de liquides dans sa masse.
Maladies et ennemis. — Les maladies qui sévissent surtout sur les plantations sont le cupim, ver destructeur du bois, et divers champignons. Les fourmis blanches, les cervidés font également des ravages. Le mouton et les bovidés sont très friands du jeune feuillage.
Rendement. — Un chiffre typique pour la comparaison doit nous suffire ici. Une plantation en plein rapport, dans de bonnes conditions de culture, de terrain et de méthode de saignée, doit donner par an et par arbre, en moyenne minimale, i kilogramme de caoutchouc sec ; soit, à raison de 400 arbres à l'hectare, 400 kilogrammes.
Dans le Sud Annam, M. Vernet a établi le titre moyen du latex à 40 p. 100 de gomme précipitable par son volume d'alcool à 90**, et desséchée dans le vide. Le rendement moyen optimum peut être réglé par la longueur totale des incisions et le nombre des opérations de saignée. Le rendement en caoutchouc est déterminé par M. Vernet, à l'analyse, par l'emploi d'une table thermodensimétrique.
M. Herbert Wright, spécialiste très expert, admet, pour les plantations de la péninsule Malaise, un rondement moyen de 337 kilogrammes, soit, au prix de plus de 10 francs le kilogramme de paruy un revenu brut d'au moins 4.000 francs à l'hectare.
On s'explique, par ces simples données, la fièvre du caoutchouc qui s'est emparée des planteurs etde leurs bailleurs de fonds. Nous y reviendrons tout à l'heure, quand nous aurons fait la connaissance des principaux autres producteurs de caoutchouc.