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Le doyen d'une école de médecine écrit

« As dean of a médical school, 1 wish sometimes itwere in my povver to close it to the youths who, while they beg that Iheir school fées may be reduced, disclose at the same time that they will be 17 on their next birthday, who can hardly Write their names, and whose gênerai ignorance is such that they cannot conceive or appreciate themeaning of the simplest scientiflc word. » {Biilish Médical Journal, 15 novembre 1890.)

tion); arithmétique et algèbre (questions simples); les trois premiers livres d'Euclide; une langue vivante — le programme ne dépasse pas ce qu'on peut exiger d'un élève moyen quittant la grammar school à l'âge de seize ans '. D'ailleurs, le Conseil reconnaît comme équivalant à son preliminary non seulement les grades d'Oxford et de Cambridge et la matriculation de Londres, ce qui est tout naturel; mais encore les junior locals d'Oxford et de Cambridge et d'autres examens aussi élémentaires.

Le Conseil ne s'en est pas tenu là; il a réformé les études médicales elles-mêmes. Pour suppléer au défaut d'instruction scientifique préliminaire, il a porté de quatre à cinq le nombre d'années d'études, réservant la première à la physique, à la chimie et à la biologie. L'étudiant n'est admis aux études médicales proprement dites (2® année) qu'après un examen sur ces trois sciences.

Les écoles de médecine sont presque innombrables : on en compte presque autant que d'hôpitaux, soit plus de vingt à Londres, sans parler des universités et des collèges de province. L'étudiant apprend la médecine où, quand et comment il lui plaît, mais, seuls, un certain nombre de corps constitués indépendants des écoles peuvent lui conférer, après examen et son stage écoulé, la oc qualification » qui donne le droit d'exercer.

1. Tout le monde ne trouve pas cette réforme suffisante. En ouvrant l'année scolaire à l'école de médecine de Middlesex Hospilal, le 29 octobre 1893, le D' W. Pasteur a déclaré qu'à son avis le degré d'instruction générale exigé des étudiants en médecine était beaucoup trop bas et « indigne d'une profession qui s'intitule libérale ».

Id LES PROFESSIONS EN ANGLETERRE

Les corps qui confèrent la -qualification sont : les universités qui possèdent une faculté de médecine ' ; le Collège royal des médecins de Londres (Royal Collège of Physicians), le Collège royal des chirurgiens d'Angleterre (Royal Collège of Surgeons); la Société des apothicaires de Londres (inutile de dire que c'est elle qui exige le moins de garanties) ^, etc.

4. A Oxford, les études médicales ont été longtemps entravées parce que l'hôpital était tout à fait insuffisant. C'est seulement en 1893 qu'on a commencé à réunir des fonds, par souscription publique, pour élever un hôpital digne d'Oxford.

2. II y a quelques années, le Collège des médecins (Collège of Physicians) comprenait trois classes de dignitaires : les fellows, les licenciés (licentiates) et les extra-licenciés. Les licenciés, qui avaient presque tous un grade universitaire, étaient autorisés à exercer dans toute l'Angleterre. Les extralicenciés pouvaient exercer partout, excepté dans le district métropolitain (Londres et faubourgs). Les fellows, qui formaient le conseil dirigeant du Collège et disposaient de tous ses biens et privilèges, se recrutaient parmi les licenciés.

A la suite d'une réforme toute récente, les licenciés et les extra-licenciés ont été fondus en une seule classe, celle des membres, et l'on a créé une nouvelle classe de licenciés, qui sont comme les sous-officiers de la profession médicale; ces derniers seulement conservent le droit de fournir les médicaments à leurs clients. Les fellows sont recrutés dans les même conditions qu'auparavant.

Jusqu'en 1886, les professions de médecin et de chirurgien étaient légalement séparées; on pouvait s'établir, soit comme médecin (physician), après avoir passé l'examen de la Société des apothicaires ou du Collège of Physicians. soit comme chirurgien (surgeon), après avoir obtenu le diplôme du Collège of Surgeons. En fait, un très grand nombre de praticiens prenaient la double qualification, qui était, d'ailleurs, nécessaire pour être médecin du bureau de bienfaisance (Poor Law Board) et pour un grand nombre d'autres fonctions. Le Médical Act de 1886 ayant exigé que tout diplômé, pour être inscrit sur le Médical Hegister, c'est-à-dire pour obtenir le droit d'exercer, ait passé un triple examen de médecine, de chirurgie et d'obstétrique, le Collège des médecins et le

Autant de corps examinants, autant de poids et de mesures. Le public se perd au milieu de diplômes d'origines aussi diverses et de valeurs fort inégales. Le General Médical Council doit exercer une vigilance de tous les instants pour empêcher que tel corps examinant, afin de grossir sa clientèle, ne réduise ses exigences au-dessous du minimum indispensable. Le grade de docteur en médecine (M. D.) de l'Université de Londres et le certificat de la Société des apothicaires confèrent tous deux le droit d'exercer la profession de médecin. Mais le M. D. de Londres n'est accordé qu'après des preuves très difficiles et à une demi-douzaine de candidats tout au plus par an : c'est une des distinctions scientifiques les plus élevées du royaume ; — la Société des apothilaires borne son ambition à fabriquer des médecins à la grosse, sans violer les règlements.

Collège des chirurgiens se sont entendus pour agir de concert : ils ont institué un jury commun, avec programme unique, et ce jury fonctionne dans un palais élevé sur le « Thames Embankment » aux frais des deux puissants collèges.

Afin que ses examens continuent de donner droit à l'inscription sur le Médical Register, la Société des apothicaires a demandé au General Médical Council de désigner des examiuateurs de chirurgie, qu'elle a adjoints à son jury de médecine.

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