‹ Les professions et la société en AngleterreChapitre 52 sur 112 · Seeley, passim · texte numérisé non relu

Seeley, passim

2. A. Chevrillon, Sydney Smith et la renaissance des idées libérales en Angleterre au XIX^ siècle. Paris, 1894, p. 100.

soleil pour l'obscurité des houillères. « C'est comme une Angleterre nouvelle qui s'ajoute à l'ancienne '. » Mais des deux nations qui d'abord coexistent, la nouvelle annihilera l'ancienne : la manufacture triomphera du manoir.

Autre révolution : l'Angleterre n'a pas été de toute antiquité puissance maritime. Si elle avait été possédée du génie de la navigation, elle n'aurait jamais cessé d'avoir une marine nombreuse, depuis les invasions saxonnes, danoises, normandes. « Nous sommes arrivés dans cette île sur des vaisseaux, puis nous avons été conquis par une nation d'écumeurs de mers... », dit Seeley; or, « à l'époque des Plantagenets, l'Angleterre n'était pas maîtresse des mers; et, en fait, elle n'était pas du tout une nation maritime... Non seulement dans la guerre maritime, mais dans les découvertes maritimes, la grandeur de l'Angleterre est moderne. » Sur mer, comme dans les industries mécaniques, « ce n'est pas une vocation naturelle, fondée sur des aptitudes innées, qui assura nos succès. . . Ainsi, passant en revue tous les éléments de la grandeur de l'Angleterre, nous arrivons, ajoute Seeley, à cette conclusion que l'Angleterre que nous connaissons, avec sa suprématie maritime, commerciale et industrielle, est tout à fait moderne; que ses traits caractéristiques ne se sont dessinés clairement qu'au XVIII* siècle et que c'est pendant le xvii* siècle qu'elle a pris graduellement cet aspect. Si nous demandons l'instant précis où cette transformation commença, la réponse est remarquablement nette et

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