Chevrillon, p
de 50 livres. La gentry, atteinte dans son monopole, demeurait puissante encore puisque, après la nouvelle loi, ({ 31 familles pesaient dans la balance politique autant que Londres et les 40 villes qui viennent après Londres • ». Ce régime dura jusqu'en 1866 : les efforts de lord John Russell et de Disraeli s'étaient brisés contre la résistance invincible de lord Palmerston, dernier défenseur de l'ancienne oligarchie. Palmerston mort, M. Gladstone veut abaisser le cens à 7 livres pour les bourgs et à 14 livres pour les comtés; mais il est battu par la minorité conservatrice et les libéraux dissidents. Arrivés au pouvoir, les conservateurs, pour enlever à leurs rivaux une arme dangereuse, accordent l'année suivante le droit de vote, dans les villes, à tout locataire d'une maison, quel que soit le montant du loyer, mais maintiennent dans les comtés à 12 livres le cens pour les fermiers : deux millions de citoyens se trouvent encore exclus du droit dévote. En 1872, les fermiers obtiennent avec le scrutin secret (ballot) l'indépendance : le vote jusqu'alors devait être proclamé publiquement par l'électeur à l'appel de son nom. Enfin, douze ans plus tard, M. Gladstone fait admettre à l'électorat le travailleur agricole, en assimilant les comtés aux bourgs. Les districts électoraux sont remaniés et l'Angleterre est désormais partagée en circonscriptions à peu près égales. Le peuple anglais possède le suffrage quasi -universel.
Réformes purement politiques, les lois de 1832, 1861 et 1884 n'ont absolument rien changé à l'admi-