Aug. Filon, Jourti. des Débats, éd. rose, 11 avril
maison. L'architecture, retrempée, se prête à tous les besoins de la moderne civilisation. L'on conserve ou l'on recrée dans les villes « des parcs qui ne sont pas des jardins, mais des prairies et des bois, des morceaux de nature vivante jetés, comme des oasis, au milieu de ce désert de pierre *. »
On ouvre des cours de dessin, des musées dans tous les grands centres industriels. Les cours de dessin du Science and Art Department sont suivis par plus d'un million d'élèves de tous âges et de toutes conditions; dans les musées chaque jour, une foule de visiteurs attentifs reviennent aux heures de loisir*. Birmingham, Manchester, Sheffield deviennent, par une paradoxale révolution, des centres artistiques : elles ont tour à tour chaque année des fêtes musicales uniques au monde comme le festival Hsendel. Watts et Burne-Jones prêtent leurs plus belles œuvres à Toynbee-Hall, où viennent se reposer, s'instruire et apprendre à goûter le beau les pauvres travailleurs de l'East-End londonien.
Cette collaboration des artistes et du public a produit une renaissance, par une pénétration, jusqu'alors inconnue, de l'art et de la vie pratique : dans l'architecture des maisons, dans la forme du mobilier, dans la couleur et l'emploi des étoffes, on