‹ Les progrès de la photographieChapitre 14 sur 18 · PROMO DR MISE anne · texte numérisé non relu

PROMO DR MISE anne

On fait sécher complétement à une douce chaleur et à l’abri de la lumière comme pour faire les émaux.

On pose cette glace sur le cliché et l’on expose deux minutes au soleil, cinq ou six minutes à l’ombre, puis, reprenant cette glace dans l’obscu-. rité, on attend quelques instants pour que l'humidité ambiante agisse sur là surface préparée et l’on y promène un blaireau très-doux chargé de plombagine en poudre impalpable : le nouveau négatif se développe rapidement et prend plus d'intensité à chaque passage du blaireau; on peut même, de cette manière, modifier à son gré l'intensité de certaines parties.

Il est souvent bon de laisser la glace au repos pendant quelques secondes et de reprendre le développement; comme pour l’émail, linsuffisance de pose donne une épreuve grise et blafarde, l’excès de pose brûle les demi-teintes. à

En opérant avec des plombagines plus ou moins grosses, on peut obte-

(:) Bulletin de la Société française de Photographie, année 1872, p. 185.

nir, dit l’auteur, un grain plus ou moins marqué qui rend le cliché trèsfavorable pour les reproductions aux encres grasses.

L'avantage de ce procédé pour un grand nombre d'applications est que le cliché ainsi fait se trouve retourné. S'il était nécessaire d’avoir ce cliché dans son vrai sens, on pourrait soit faire une nouvelle épreuve sur ce cliché retourné, ou procéder comme pour l'émail, en recouvrant le cliché de collodion et l’enlevant ensuite sur gélatine, ou faire la préparation sur une glace collodionnée préalablement, que l’on traitera ensuite par un des moyens connus pour avoir un cliché pelliculaire, pages 76 et 78.

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