‹ Les progrès de la science économique depuis Adam SmithChapitre 9 sur 35 · I. — Définition · texte numérisé non relu

I. — Définition

L'économie politique est à la fois une science et un art ; comme science, elle étudie les lois qui gouvernent la production, la répartition et la consommation des biens; comme art, elle recherche le meilleur mode d'application de ces lois à la satisfaction de nos besoins économiques.

Les sciences ne commencent pas leur carrière par une définition. Immédiatement après leur naissance, elles sont comme des enfants, elles reçoivent tout sans rien approfondir ; puis l'esprit leur vient, elles ont conscience d'ellesmêmes, et c'est à ce moment qu'elles procèdent à leur définition. Mais les définitions ont à éviter deux sortes d'écueils, l'un est purement logique : elles peuvent être trop larges ou trop étroites; l'autre est une faiblesse assez commune aux auteurs, l'ambition de fournir sa propre définition, portant son nom (1). En pareil cas, l'auteur tient encore plus à la nouveauté, peut-être à l'élégance de la formule, qu'à sou exactitude. Du reste, abstraction faite de cette faiblesse très répandue, la définition de l'économie politique présente d'assez grandes difficultés logiques, comme on le verra plus loin, pour que des doutes fondés

(1) Du reste, comme le môme mot n'indique pas toujours la même chose à tous les hommes, on peut arriver à se croire obligé de donner une nouvelle dérinition.

aient pu surgir, et que tel économiste ait pu préférer s'abstenir de toute définition, solution un peu trop radicale, ce nous semble.

Jetons donc un coup d'œil sur les définitions les plus intéressantes.

Si nous cherchions la définition de Turgot, nous ne la trouverions que dans le titre de ses célèbres Réflexions sur la formation et la distribution des richesses. Pour lui l'économie politique est donc la science de la formation et de la distribution des richesses. Il en est de même pour Adam Smilh: « Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations ». Ricardo, dans ses « Principes de l'économie politique et de l'impôt », De donne pas de définition. J,-B. Say lui-même ne donne la sienne, qui a été adoptée par beaucoup de ses successeurs (et qu'on a louée encore récemment en Allemagne) qu'en passant, dans le Discours préliminaire de son Traité : « ... l'économie politique, qui «nseigne comment se forment, se distribuent et se consomment les richesses qui satisfont aux besoins des sociétés (1). »

On peut dire que, sauf quelques remarquables exceptions, la production, la distribution et la consommation des richesses se retrouvent dans la plupart des définitions françaises, j'ajouterai, et aussi dans beaucoup de définitions formulées à l'étranger. Parmi ceux qui la critiquent je nommerai J.-St. Mill en Angleterre et A.-E. Cherbuliez en Suisse — nous les retrouverons plus loin, — qui n'acceptent que la production et la distribution. On pourrait plutôt penser qu'on devrait se bornera inscrire Xhl production'ci la consommation (le premier et le dernier acte de la \ie économique), supprimant la distribution en se disant qu'elle est sous-entendue, la distribution est faite lorsqu'on

(I) Le. Diclionnalre de l'Économie polilique (1852) donne une définilion très ■développce et très complète an mot Économie polilique.

consomme. M. Courcellc-Seueuil fait, par exemple, deux: grandes divisions: 1° Production et consommation ; 2" Appropriation. Je penchais un moment vers une division analogue en supprimant le terme intermédiaire, mais, en reconsidérant la chose, j'ai définitivement mentionné la répartition dans la définition, <'i cause de sa grande importance. On remarquera aussi que ma définition distingue la science de l'art, j'ai cru cette innovation indispensable d'après tout ce qui a été dit dans les pages précédentes.

11 importe maintenant de savoir pourquoi A.-E. Cherbuliez a supprimé le mot consommation. Dans son Précis de la science écono)nique [Paris, Guillaumin, 1862), il dit, p. o : <( Production, circulation, distribution, voilà les trois grandes divisions de l'économie politique. Il n'est aucune question appartenant à cette science qu'on ne puisse rapporter à l'un de ces trois chefs. La consommation des richesses, dont la plupart des économistes font une division spéciale de la science, est un phénomène qui, sous sa forme la plus importante, accompagne toujours la production et en fait une partie tellement essentielle, qu'on ne peut absolument pas l'en séparer. Quant à la consommation de jouissance, elle n'est que l'application définitive de la richesse aux besoins pour lesquels on l'a produite, ce n'est pas un phénomène qu'il faille expliquer et ramener à des principes. » Je ne puis partager cette manière de voir. La « consommation » qui accompagne la production est une simple transformation— avec des fils on fait des tissus, — l'économiste passe ici la main au technologiste, tandis que la consommation de « jouissance » regarde le moraliste et l'économiste, ce dernier ayant à constater les effets économiques d'une consommation irrationnelle, désordonnée ou exagérée des produits.

Voici comment Mill essaye de justifier la suppression du mot consommation [Unsettled Questions, p. 132, en note) :

« Nous disons production et distribution et non , comme beaucoup d'économistes, production, distribution et consommation^ car nous soutenons que l'économie politique, comme elle est comprise par ces auteurs, ne se rapporte pas cà la consommation des richesses, séparée de la production et de la distribution. Nous ne connaissons aucune loi de la consommation comme objet d'une science distincte. Que trouYC-t-on, dans les traités, sous la rubrique de consommation ? 1° la distinction entre la consommation productive et la consommation improductive ; 2" une recherche sur la question : si l'on peut produire trop de richesses, et si l'on peut en employer une trop grande proportion pour la production future ; 3" la théorie des impôts, soit par qui chaque taxe est payée (question de distribution) et de quelle façon chaque taxe affecte \^ production. » Je trouve que la justification n'est pas complète, car Mill a omis l'influence du luxe, celle de l'épargne, la différence entre capital et revenu et peut-être autre chose. Mais en supposant, ce qui est facile à admettre, que la grande division « consommation » soit sensiblement plus pauvre en lois que les autres, ce défaut de symétrie n'est pas une raison suffisante pour manquer aux exigences de la logique.

Mill a consacré, dans le volume précité, un chapitre étendu à ladéfinition de l'économie politique, auquel je dois me borner à renvoyer le lecleur, en reproduisant simplement les résultats de ses études. 11 propose, p. 133, cette définition : L'économie politique est « la science qui traite de la production et de la distribution des richesses, en tant ([u'elles (la pr. et la dist.) dépendent des lois de la nature humaine. » Ou aussi : « la science relative aux lois morales et psychologi([ues de la production et de la distribution des richesses. » 11 propose ensuite une définition plus rigoureuse (5 fnc^er), p. 140 :« L'économie politique est la science qui trace les lois des phénomènes sociaux qui résultent des

opcmlions combinées de riiumanité relativement à la production des richesses, en tant que ces phénomènes n'ont pas clé modifiés par la poursuite d'uQ autre objet. » On voit ici poindre une influence sociologique, mais l'auteur n'a rien mis dans sa défi ni lion pour faire la part de la pratitique, car l'économie est une science et un art. Il est vrai que les mots « modifiés par la poursuite d'un autre objet » sont quelque peu hérétiques ici, ce qu'il avoue d'ailleurs : the strictness of purely identifie arrangement being tJiereby somewhat departed from. Dans son traité, il s'est contenté de donner la plus simple des définitions : la science de la production et de la distribution des richesses.

C'est en Allemagne qu'on trouve les définitions les plus originales, mais parfois aussi les plus compliquées, car on y a une tendance à vouloir indiquer dans une seule phrase toutes les nuances de la pensée; on accumule alors les mots qui, au lieu d'éclairer la pensée, l'entourent comme d'un voile ou d'un nuage. Citons quelques définitions. Rau : l'économie politique « est la science qui développe la nature de l'économie publique ou qui montre comment un peuple est pourvu de bien par l'activité économique de ceux qui en font partie ».

En traduisant les définitions allemandes nous avons à éviter une double difficulté que nous allons indiquer en peu de mots : 1° on fait usage en Allemagne à la fois des expressions : poUtische QEco?io?nie et Volksioirthschaft [s.lehre), et s'il venait à l'idée d'un économiste allemand de définir l'une de ces expressions par l'autre, je ne pourrais traduire que : l'économie politique est l'économie politique. Dans la définition de Rau, j'ai mis une fois économie publique, pour varier; 2° Volk (1) veut dire peuple, et si je traduis économie populaire, je fais naître de fausses idées

(1) Voy. antc, p. 22 et suivantes.

dans l'esprit du lecteur français. Le lecteur allemand, de son -côté, ne sait jamais au juste quel est le sens du mot Volhivirtkschaft ; il faut que l'auteur lui dise : moi, je le prends dans tel sens. Pour les uns ce mot signifie : le ménage de la nation, l'ensemble des citoyens est considéré comme une unité — c'est un seul estomac à satisfaire — (idée très combattue) ; pour les autres, c'est une réunion d'économies individuelles, selon les uns, seulement juxtaposées; selon les autres, formant un organisme d'intérêts. Je m'arrête, j'en ai assez dit pour montrer les difficultés de la tâche.

Revenons aux définitions en ne nous arrêtant qu'à quelques-uns des auteurs les plus distingués. M. Roscberdit : La Nationalœkonomik est la théorie des lois de développement de la Volkswirthschaft, de la vie économique du peuple. — Mangoldt : L'économie politique est l'exposé scientifique des forces économiques des nations, de leur manière de se manifester, des lois de leur activité et des conditions de leur succès. — Hildebrandt fait de l'économie politique une histoire du développement économique et social des peuples et de l'humanité. — Kautz : L'économie politique est la théorie des bases, des moyens et des lois de développement de la prospérité des nations. — Umpfenbach: L'économie politique est l'étude approfondie et systématique des lois d'après lesquelles se résout, dans la lutte pour la vie, le problème de la dépendance de la population, de sa subsistance. — M. Schaffle : C'est la théorie de l'action (1) du principe économique dans la vie sociale. — M. Ad. Wagner: L'économie politique est la science de la Vol/iswirthsc/iaft, c'est-à-dire (c'est M. Wagner qui explique) « l'organisation des économies individuelles de peu-

(11 II y a en allemand appai'ition; j'ai cru que le mot action serait plus clair. Quant ;ui ■• principe économique », c'est l'axiome que l'iionnne tend toujours à obtenir le plus grand résultat avec le moindre effort.

pics organisés en États, x (Pesez chaque mot, chaque syllabe est ici pleine de significations, d'intentions et de tendances) (1). — M. .1. Conrad: L'activité raisonnée d'un peuple tendant à la satisfaction de ses besoins est la Volkswirlhschafl (2), et la science qui cherche à établir les causes et les effets des phénomènes économiques en tant qu'ils se rapportent à la satisfaction des besoins matériels, est la science économique, — G. Cohn : L'économie politique est le science de l'homme économiquement actif, c'està-dire agissant pour se procurer les moyens extérieurs dont il a besoin pour atteindre les buts si variés de la vie. La définition de M. Schônberg est trop longue pour être traduite, elle combine à peu près les définitions de liildebrandt, Umpfenbach et Kautz qu'on vient de lire, mais en faisant de l'économique une simple servante de l'éthique... humble position à laquelle elle ne me semble pas disposée à se résigner. — F.-B.-W. de Hermann a aussi formulé une longue définition, mais elle a un caractère tout particulier qui semble justifier le traitement de faveur que nous lui accordons (3) : « La théorie économique ne traite pas des biens en eux-mêmes, elle ne s'occupe pas, comme on l'a dit souvent, de la production, distribution et consommation des biens. Ce sont là les tâches de l'exploitation des mines, de l'agriculture, de l'industrie, du commerce, de l'économie domestique des familles, des associations coopératives. Elle (la théorie économique) ne considère les biens,

(1) Ici, il y a organisme, et pourtant au conimencemeut du chapitre, p. 67 des GrunrJlarjen, M. Wagner dit : Ein einheitlicher [Ville fchlt in der Volkswirtlischaft. (Il n'y a pas, dans la Volksw., de volonté unitaire ou collective).

(2) L'auteur semble prendre ici le mot Volkswirtiischaft comme indiquant un organisme. Mais qu'est-ce qu'un organisme qui n'a pas une volonté unique"?

Rau aussi emploie le mot orf/anis)7ie, et pourtant il dit : Dièse ist keii^e einfache von einem einzelnen Willen gelenkie W'irthsrhnft ; ce n'est pas là une économie dirigée par une volonté unique, c'est une collection d'économies en rapport les unes avec les autres et qu'on réunit dans un concept comme un tout supérieur.

Le mot Volkswirthschaft est dans la langue, il faut bien l'utiliser.

(3) Staatsw. Vntersiichungen, 2^ édit., Mtinich, Ackermann, 1874, p. 67.

int lors de la producliou que lors de la consommation, [lie comme des produits humains ou comme des propriétés, comme des résultantes de travail et de capital qu'elle réduit, au point de vue de la valeur d'utilité et de la valeur d'échange, en grandeurs de la même unité, afin de pouvoir rendre comparable ce que l'homme y a mis du sien, ou la grandeur des sacrifices faits pour chacun d'eux. Elle (la théorie économique) ne s'occupe de ces rapports quantitatifs des valeurs que pour déterminer dans chaque cas la grandeur des sacrifices en travail et capital nécessaire ou disponible pour réaliser le produit, afin de rendre les moyens efficaces pour atteindre le but. Elle (la théorie) fait abstraction des nombreuses différences qualitatives, consi- ■dère les biens comme des quantités de même nature. Ainsi, elle ne dit pas, voici un cheval et une montre, mais voici une valeur de 500 francs et une valeur de 500 francs (question d'échange) et montre comment on tient la comptabilité de ieur emploi pour les besoins de la vie. Elle est donc la théorie de la grandeur des biens. » La science fait donc connaître les lois et les règles qui enseignent à ménager, à économiser les biens dans leur emploi à la satisfaction de nos besoins. Nous ne soutenons nullement que l'éminent économiste ait complètement raison, mais il fallait faire connaître son point de vue.

Il n'est pas possible de donner toutes les définitions ; nous avons dû omettre L. de Stein, dont la définition n'est pas à la hauteur de cet ingénieux penseur, ni celle de M. Knies, parce qu'il faut en deviner le sens. Quant aux travaux de M. Menger et II. Dietzel sur les définitions, ils sont très distingués, mais ils ne se prêtent pas à l'analyse succincte. Appelons encore, en terminant, l'attention sur la Logical Method de Cairncs, où un chapitre est consacré aux définitions.

On a souvent éprouvé la difficulté de classer d'une manière satisfaisante les matières d'un traité d'économie politique, parce qu'elles se tiennent étroitement, de sorle que, dans le courant des développements, il faut parfois employer des termes qui ne seront expliqués que plus tard. Les divers auteurs ont cherché, avec plus ou moins de succès, à éviter cet inconvénient. Nous l'avons essayé de notre côté et nous présentons ici au lecteur le plan raisonné de l'ouvrage, tel qu'on le retrouve dans la table des matières. Les chapitres s'y suivent dans le même ordre que les mots soulignés dans ce plan.

L'économie repose sur ce fait que l'homme a des besoins. Ce sont ces besoins, dont la satisfaction est la condition de sa vie, qu'il paraît logique de prendre pour point de départ. La satisfaction des besoins a lieu au moyen d'objets utiles que nous qualifions de biens. A cause des services qu'ils nous rendent, ces biens ont pour nous de la valew\ et comme il est rare, dans un pays civilisé, qu'un même homme produise lui-même les biens de natures si diverses qu'il lui faut, il s'établit des échanges : on donne certains biens pour d'autres, d'après des règles et des conditions compliquées sur lesquelles influent à des degrés divers la raison et les passions. A certains points de vue, que nous aurons à rechercher, et dans de certaines limites, Végoïsme et V altruisme et même X individualisme et le socialisme peuvent avoir une action en cette matière. Toutefois, l'arbitraire ne domine pas dans le domaine économique, ce domaine est placé sous le régime de loh naturelles, et les actes des hommes y sont régis par le principe économique .

En parlant des biens et de la valeur, nous avons pu faire

pressentir la nécessité de la production. La production a des facteurs directs : la nature, le travail, le capital, le crédit, et elle a des facteurs indirects, dont le premier est l'État, qui lui fournit la sécurité et d'autres avantages. D'autres facteurs indirects, c'est-à-dire des moyens de faciliter ou de favoriser la production, sont : la division du travail^ la grande et la petite industrie, en tant qu'il s'agit de l'appropriation des instruments au but à atteindre, la propriété, et l'on peut ajouter la densité de la population.

Voilà donc le produit achevé, il faudra maintenant le mettre à la portée du consommateur. C'est le commerce qui s'en charge par la voie des échanges. Il offre la marchandise, et le commerce l'achète en en payant la valeur en pièces de monnaies ou aussi par des combinaisons de crédit qui s'opèrent par l'intermédiaire des banques. La rapidité de la vente d'une marchandise dépend sensiblement du prix auquel elle est offerte, aussi de la facilité des transports. 11 est d'ailleurs beaucoup de difficultés qui seront aplanies par les lois ou les institutions du pays. Parmi ces institutions nommons seulement les écoles commerciales qui, en instruisant les hommes, inspirent ou du moins guident l'esprit d'entreprise.

Quand la marchandise est vendue et payée, tous ceux qui ont contribué à la produire doivent recevoir leur part d'indemnité, de récompense, de payement. Cette part constitue leur revenu.

La répartition de la valeur des produits de Tindustrie humaine ne se fait pas au hasard, elle est soumise à des règles générales dont on se plaint peut-être beaucoup plus à tort qu'avec raison. En tout cas, selon la nature des produits et selon l'étendue de la production, on doit, dans la distribution, faire régulièrement leur part à la rente du sol, aux salaires, aux intérêts des capitaux, aux bénéfices de l'entrepreneur qui a créé et dirigé l'affaire. Ce sont les

premiers ayants droit, comme on dit dans le langage judiciaire, mais ce ne sont pas les seules parties prenantes. Il y a d'abord l'État qui réclame, sous la forme d'impôts — contributions et taxes — le payement des services qu'il a rendus à la production, en maintenant la sécurité et le reste. Il y a ensuite V assistance publique et privée, car on ne peut pas laisser mourir de faim son prochain hors d'état de travailler par l'effet de l'âge, de maladies et infirmités. Enfin on ne doit pas non plus oublier les institutions qui se rendent utiles en contribuant à rendre la répartition plus conforme à la justice, ou en assurant l'efficacité durable par la prévoyance.

La consommation aussi nous fournit matières à réflexion, car nous ne pouvons pas, par des raisons que nous avons données plus haut, la passer sous silence : il y a à considérer la consommation privée et la consommation publique^ et même le luxe.

Dans un dernier chapitre nous cherchons à résumer les j^rogrès réalisés par la science depuis un siècle, de cette façon nous aurons atteint le but que nous nous sommes posé et que nous avons fait connaître dans la préface.

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