Voy. Papiers du cardinal de Granvelle, t. VU
2. Record office, S/"/» papers : France. Voy. notre livre, /. eizième si de etles \'<il<r<, \>. 268. Paris, Pion, 1879.
f>8 LES PROJETS DE MARIAGE D*ÉLISABETH
C'est à la fin de novembre qu'il vint le trouver. Il lui demanda où en était le mariage du duc d'Anjou avec la princesse de Portugal, et lui lit entendre qu'il avait quelque raison de croire que le duc, se présentant, serait agréépar Elisabeth. La Mothe-Fénelon répondit : « Votre reine a toujours déclaré qu'elle ne vouloit point se marier; mais, si, ajouta-t-il, elle trôuvoit bon d'épouser le duc, il en reviendroit plus de conciliation au monde, plus de paix en France et plus de terreur à ses ennemis que de nulle chose qui se put aujourd'hui mettre en avant. » 11 promit d'en écrire à Catherine, ce qu'il fit sans perdre de temps '.
Le vidame de Chartres et le cardinal de Chât i! Ion se croyaient seuls à négocier ce projet de mariage: mais il y avait dans la coulisse un troisième intermédiaire qui, à lui seul, avait plus de crédit à la cour d'Angleterre que tous les deux réunis ; c'était Guido Cavalcanti, bien vu de Catherine de Médicis , un de ces rusés Italiens du xvie siècle qui s'étaient formés à l'école de Machiavel. La Mothe-Fénelon, légèrement indisposé, gardait la chambre depuis quelques jours; sous prétexte de savoir de ses