‹ Les projets de mariage de la reine ÉlisabethChapitre 18 sur 92 · I . Heeord office. State papers : France · texte numérisé non relu

I . Heeord office. State papers : France

bouche cetlc communication inattendue, tous baissèrent la tète sans dire un mot. Un seul lil observer que le duc d'Anjou semblait bien jeune pour la reine. « Comment ! dit-elle prenant le mot dans un autre sens, ne suis-je pas encore pour le satisfaire? » Puis elle remit à Cecil le soin d'en conférer avec le cardinal. Le 31 janvier suivant, La Mothe-Fénelon fut invité a un grand dîner et eut l'honneur d'accompagner Elisabeth. Il profita de cette bonne occasion pour reprendre l'entretien au point où il lavait laissé. Elisabeth, de son côté, revint sur son thème ordinaire, disant que, pour complaire à ses sujets, elle était forcée de se marier, mais manifestant toujours la crainte de ne pas être assez aimée de celui qu'elle épouserait. La Mothe lui répondit qu'il en connaissait un par qui elle serait à la fois honorée et aimée, et qu'il espérait bien qu'au bout de neuf mois elle serait mère d'un beau garçon. Le mot la lit sourire et elle en parla librement encore. La conversation ayant pris ce tour enjoué, La Mothe-Fénelon ne crut pas devoir, ce jour-là, s'engager p'us avant '.

Des propos de toute sorte continuaient à

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