I. Record office, Slate papers: France
•-'. Ibid.; ]j seizième siècle et les Valois, p. 359.
suspect, Charles IX ouvrait les lettres que sou frère recevait d'Elisabeth et il n'avait qu'à signer les réponses qu'on faisait pour lui. Forcé dese rendre au siège de la Rochelle, le duc d'Alençon en fut si irrité que peu s'en fallut qu'il n'en vînt aux mains avec le duc d'Anjou. Il regrettait tout haut Coligny, et groupait autour de sa personne tous les mécontents. Du port de la Rochelle on pouvait apercevoir la Hotte de Montgommery, une évasion était tentante, et le duc n'en cherchait que l'occasion. S'alarmant dece nouveau danger, Catherine écrivit à Elisabeth que son fils lui avait fait demander par un gentilhomme la permission, après la prise de la Rochelle, d'aller baiser ses royales mains. Enayant conféré avec Walsingham, récemment rappelé do France où elle l'avait remplacé] par le docteur Yalentin Date, Elisabeth répondit à Catherine ; - Si vous voulez nous assurer, Madame, qu'il n'eu sortira aucune offense, nous ne ferons aucune difficulté d'accorder la sûreté nécessaire pour le voyage. » Plusieurs assauts meurtriers donnés à La Rochelle ayanl été sans résultat, Elisabeth changea de langage : elle lit signifier i li Mulhe-Fénelon que, si la paix ne se faisait pas, elle ne donnerait plus suite au projet de mariage, <•! prendrait l'ail el cause pour les pro-
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lestants. Alin d'atténuer l'effet d'une pareille menace, elle envoya eD France le capitaine Horsey, chargé de proposer sa médiation, devenue d'ailleurs mutile '. (,allicrine, depuis l'élection ilu duc d'Anjou au trône de Pologne, ne pensail plus qu'à traiter avec la Rochelle; elle y avail envoyé Villeroy, muni de pleins pouvoirs. La paix fui signée le 7 juillet. Une fois libre de ce côté, el sans perdre un jour, ayant fail appeler Horsey el le docteur D aie, elle leur demanda si Elisabeth voulail en finir. Ils répondirenl affirmativement, mais sous la condition, toutefois, qu'on publiai que la paix était due ;i l'intervention du duc d'Alençon2 . Catherine répondit que son lils s'y étail en effet chaleureusement employé. Cette condition étant ainsi acceptée, le docteur Dale vinl annoncera Catherine que la reine, sa maîtresse, se rendrait ;'i Douvres au mois d'août el y séjournerai huit jours. L'entrevue allait donc enfin avoir lieu. lorsque, pur une sorte de fatalité, le duc tomba gravement malade. Elisabeth, aussitôt prévenue, ne voulut ni modifier ses projets, ni changer sou itinéraire.
1 . Calendar of State papers 1572-1574 . Instruction foi I dward Horsey, p. 376.