La Mothe-Fénelon, Corresp. diplom., t. VII, p. fc
:;. Ibid., p. 464.
170 LES PROJETS DE MARIAGE d'ÉLISABETB
elle écrivait au duc de Savoie : « Je veux vous rassurer sur la sauté de mon iils, lequel a été fort malade quelques jours, il ne lui reste plus qu'une grande faiblesse et un peu de relique de son rhume1.» En attendant le duc était étroitement gardé ; il avait vainement supplié le roi son frère de pardonner à La Môle et à Coeonas, et de leur épargner une mort publique et ignominieuse; il l'avait trouvé inexorable, et ne respirant que vengeance ; il s'était jeté aux genoux de Catherine, mais elle n'avait rien voulu entendre. En apprenant leur exécution, nous dit un contemporain, « il en prit un toi deuil, qu'il eu tomba malade etse mit au lit, ne cessant de se désespérer et de maudire sa triste fortune - ». Elisabeth s'en émut; craignant pour sa vie. elle fit partir en toute hâte Leighlon. 11 ne put être reçu que le 15 mai. Charles IX, au lit, écoula avec patience les prières de Leighton en faveur du duc, mais répondit d'une manière évasive \ Au sortir de chez le roi, Léightôn vil Catherine^ qu'il supplia de réconcilier le roi et son frère : « Les gardes qui