‹ Les projets de mariage de la reine ÉlisabethChapitre 49 sur 92 · I . archives <h- Turin · texte numérisé non relu

I . archives <h- Turin

■j. Record office, France, Sidte Pdpers; Le s> izièine siècle ri les Valois, p. 389.

::. Calendar of Stat* papcrs (1572-1874), Dale (<> (If Qttren, |». 199.

LES PROJETS DE M UU LGE Mil IS \i;i.i:i I 71

entouraient le duc el !<• prince de Navarre donnaient lieu à « I < * fâcheuses suppositions. » Catherine répondit sèchemenl « que le duc, n'étanl pas plus gardé que le roi, pouvait aller où bon lui semblait, mais qu'il lui plaisait de ne pas quitter le roison frère; qu'elle était femme plus habituée à intervenir cuire les princes étrangers qu'entre ses enfants. •> Elle ajouta ironiquemenl ■• que l'extrême sollicitude témoignée parla reine Elisabeth à son fils était un excellent présage pour le projet de son mariage*'?. Elle venait de recevoir nue lettre du roi de Pologne l'invitant à ne pas perdre (1rs yeux le duc d'Alençon. Elle linl compte néanmoins, dans une certaine mesure des représentai ions d'Elisabeth. Le 18 mai, étanl venue aux Tuileries, el ayant emmené avec elle I»' duc d'Alençon et le roi de Navarre, elle prit un prétexte pour y faire venir aussi Leighton, et lui montrant les deux princes : •• Vous voyez, dit-elle, comme ils sont prisonniers. »

La maladie de Charles IX marchait rapidement, le dénouement fatal approchait. En apprenant que Montgommerj s'était enfui de Sajnt-

i. Calendar <>{' State papers (1572-1374), Date to tfo ijm, n, p. 199.

Lô, il eut un violent accès de colère; ce fut le dernier \ Dans la nuit du 22 au 23 mai, de grands vomissements de sang' l'affaiblirent encore. Durant cette dernière crise, le duc d'Alençon craignant de plus en plus pour sa vie, supplia le docteur Dalo, d'implorer l'appui d'Elisabeth. Pour corrompre ses gardes il fallait beaucoup d'argent, et le duc en manquait 2 . Elisabeth entendit son cri de détresse. « Il faut atout prix, écrivit-elle à Walsingham, que le duc soit préservé, néanmoins il faut agir avec prudence, car la moindre faute pourrait lui être fatale », et lord Burghley indiquait toutes les bourses où l'on pourrait puiser ;1 ; mais Catherine faisait bonne garde.

Les forces du royal malade déclinaient à vue d'œil; le 29 mai, il put encore dicter une lettre pour Matignon, qui assiégeait Monlgommery dans le donjon de Domfront. « Je suis aujourd'hui en tel état, disait-il, que j'ai tends ce qu'il plaira à Dieu de faire de moi. J'ai prié Madame ma mère que, suppléant au défaut de ma maladie, elle veuille avoir plus grand soin

1. Calendar of State papers (1572-1574), Events in France, p. .'iOO.

2. Calendar of State papers (1572-1574), Date to Bio*ghîey, y. 503.

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