Ibid., p
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que jamais de aies affaires, désiranl qu elle soil obéie 4-11 tout ce qu'elle commandera '. »
La nuil du 29 au 30 mai s'annonçail très mauvaise; Mazille, le premier médecin de Charles IX. fil sortir de cette chambre déjà marquée par la morl tous ceux qui y riaient, n'y laissant q Ieu\ gentilshommes et la nourrice du roi, qui ne l'avaii pas quitté depuis les premiers jours de sa maladie. Quoiqu'elle fût protestante, Charles IX l'aimait beaucoup. Brisée par la fatigue, elle s'était assise sur un coffre ei commençai! à s'assoupir, quand elle entendit le mi se plaindre el soupirer. Se levant tout aussitôt, elle s'approcha du lit. «Ah! nourrice, ma mie, lui dit-il, que de sang, que de meurtres! Que j'ai eu mauvais conseil! Mon Dieu, pardonnez-moi! je ne sais plus où je suis! Que deviendra toul cela, que ferai-je ! je suis perdu, je le sens. » — « Sire, lui dit la nourrice, les meurtres et le sang sont sur la tête de ceux qui vous les ont fait faire; puisque VOUS en ave/. regret, croyez que Dieu ne vous les imputera pas.» Et, sur cette parole, essuyant avec son mouchoir les yeux du mourant, brûlés el agrau dis par la fièvre, elle le laissa reposer '.
l.'Bibl. nal.. fonds français, n° 3256, i'u 92.
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Au matin on vint lui annoncer la prise de Montgommery, il répondit que « toutes choses humaines ne lui étaient plus de rien ». La nuit suivante ne fut pas moins affreuse, il eut de violents vomissements suivis d'un frisson mortel. A la pointe du jour, il manda Catherine et la reine sa femme. Toutes deux s'agenouillèrent auprès de son lit. Le mourant faisant approcher le prince de Navarre, lui parla longtemps et à voix basse ; il n'eut que quelques froides paroles pour le duc d'Alençon. Sentant la voix lui échapper, il se tourna vers Catherine : « Il faut bien que je vous dise adieu, ma mère ; adieu-. » Ce furent ses dernières paroles. Il était midi; l'agonie commençait ; à quatre heures il expirait, à l'âge de vingt-quatre ans.
Le soir même, Catherine écrivait à La Mothe- Fénelon : « Le roi mon fils a rendu l'esprit et quitté les misères de celle vie s. »