Caslelnau, Mémoires, édit, de Le Laboureur
Lettre de Catherine à Henri !II. — Revient au Louvre. —
Pari pour Lyon. — Madi de Sauves. — Lord North à
Lyon. — Ln Motlie-Fénelun regarde la négociation comme impossible pour le moment.»- Portrait de Henri III. — La nouvelle cour. — Fuite du duc d'Alencon. — ■ Son ma uifeste.r- Catherine détermine le due, à envoyer La Porte en Angleterre. — Nouvelle attitude d'Elisabeth. — Pense ,i épouser Don Juan. — Les Allemands se joignenl au duc d'Alencon. — Catherine traite avec eux. — M. île Berny îintilie la paix à Elisabeth. — Il renoue le mariage. — La réunion îles États-généraux. — Le «lue d'Alencon penseà la souveraineté «les Flandres.- Elisabeth inquiète des projets qui se traînent en France, — Une comète parait au-dessus du château de W'imUor.
Le Lendemain de la mort de Charles IX. le :{| niai. Catherine écrivait à Henri III : « Ne retardez en nulle façon votre partement de Pologne : car nous avons besoin de vous. \ mis savez combien je vous aime, el quand je pense que vmis ne bougerez jamais pins d'avec nous, cela me l'ail prendre toul en patience. Le feu roi voire frère m'a donné charge de vous con-
server ce royaume ; je mettrai peine, si je le puis, de vous le remettre tout entier et en repos1.» Catherine ne s'en .tient pas aux paroles, elle fait à la fois des avances à La Noue, qui se maintenait en armes dans le Poitou ; elle cherche à traiter avec ceux de la Rochelle, rappelle Damville au sentiment du devoir, et l'engage « à céder à la nécessité du temps, comme les plus sages ont toujours fait2 ».
Matignon tenait déjà dans ses mains Montgommery, pris à Domfront ; elle lui intime l'ordre d'en finir avec la résistance de Saint-Lo, où luttait encore Colombières. De son côté, elle retient à la Bastille, et étroitement gardés, les deux maréchaux de Cossé et de Montmorency, autour desquels se tramaient de nouvelles intrigues. Enfin elle fait mettre en lieu sûr tous ceux qu'elle suspecte. Quittant Vincennes elle s'enferme au Louvre, dont elle fait murer les portes 3.
Le premier ambassadeur qui lui demanda audience, fut celui d'Angleterre, le docteur