FYoude, History of England, t. XI, p
2. Motley, Histoire de la fondation de la République des Provinces-Unies, Irad., I. IV, p. 253 el suiv.
Déceptions du duc d'Anjou. — Bussy à Londres. - Sun départ. — Su retraite à Condé. —Sa lettre aux membres <les riais. — Lettre de La Noue. - Lettre du duc à des Pruneaux. — Il envoie Simier à Londres. — Simier fait tuer son frère. — Lettres qu'il emporte. — Ce qu'a dii de lui un historien contemporain. - Ses propos d'amour à Elisabeth. — Conditions qu'il pose pour le mariage. — Elisabeth les soumel à ses cou ciller.-. — Ils en refusent une i! en acceptent deux. — Conférence de Simier et des conseillers d'Elisabeth. — Ses plaintes à la reine. — Elisabeth écrit au duc d'Anjou. — Réponse du duc. — Il annonce son arrivée. — Date du dépari du duc fixée par Simier.
— Simier reste trois heures avec la reine. — Soupe avec elle. — Ce qu'écrit Castelnau de la faveur de Simier.
— Mécontentement îles courtisans. — Lettre de Castelnau au duc d'Anjou. — Grandes espérances du mariage.
— Leicester tente de faire assassiner Simier. — L'intimité de Simier avec la reine il e lieu à de fâcheux
propos. - .Marie Suart les répète. — Duplessis-Mornay à Londres. — Son entrevue avec Elisabeth. Refroidissement marqué d'Elisabeth. —Simier révèleà Elisabeth le mariage secret de Leicester! — Colère d'Elisabeth contre Leicester. — Arrivée du duc d'Anjou à Londres. — Passe ses journées avec la reine. — .Marie sinarl n'épargne pas Elisabeth sur -..ii intimité avec le duc d'Anjou. — Regrets d'Elisabeth
au départ du duc. — Ce que «lit Villeroy du duc à sou retour. - Lettres du duc à Elisabeth. — Violente opposition à Londres contre le mariage. — Pamphlet de Stubbes. — Il a la main droite coupée. — Profonde indignation du peuple anglais.
Le duc d'Anjou allait passer par les mêmes déceptions qui avaient tué don Juan; on lui avait bien donné le vain titre de « défenseur de la liberté des Pays-Bas » ; on avait bien signé à Anvers, le 20 août, un traité qui lui promettait la remise de certaines villes, mais pas une ne lui avait été livrée. Blessé de ce manque de foi, lassé de sa coûteuse inaction, il avait fait partir d'Anvers Bussy d'Amboise pour Londres. Bussy n'avait rien d'un diplomate, et sa réputation de duelliste n'étant guère de mise à la cour timorée d'Elisabeth, il ne réussit pas mieux que Bacqueville. Pour première condition de son mariage la reine exigea que le duc se retirât des Pays-Bas l. D'un autre côté, Henri III, dans ses lettres de chaque jour ne cessait de rappeler son frère. Tout récemment il lui avait envoyé M. Dinteville avec mission de le ramener. Cédant à de telles instances, le duc avait fixé son départ au i2.'i décembre; il le retarda
\. Voy. The Life and Times <>f sir Hatton, Londres, 1847, in-8, p. lui.
LÉS PROJETS DE MARIAGE D'ELISABETH -'il
jusqu'après les fêtes de Noël, si ce ne lui que le 8 janvier qu'il se relira à Coudé. c< Je n'ai pu différermon départ, écrivait-il à Messieurs des Etats, ne pouvant séjourner dans ce pays avec la splendeur convenable au rang de la maison de France dont je me glorifie d'être. » Le dur se faisait illusion sur la cause de son Insuccès, elle était tout autre, el une lettre de La Noue, le grand capitaine qui l'avait suivi dans les Pays-Bas, va nous la dire :
« Tant de François que les paysans peuvenl attraper ils les tuent, el sonl quasi tous armés ; voilà les haines anciennes renouvelées contre noire nation ! A la vérité 1rs insolences de nos gens de guerre en ont été eu partie cause; il ne falloit amener tant de gens, el les bien paver et les faire bien vivre. Quanl àrabillerce mal, il n'est guère quasi possible, car les injures ne s'ellaceul si tosl de la mémoire d'un peuple. Je me trouve ires perplexe de donner conseil à Sud Altesse, car ce n'est toul d'avoir une bonne cause, il la faut aussi bien manier. Les passages ne sonl pas assurés; j'ai écrit à Monseigneur pour le persuader de ne pas bouger '. » Telle éiail aussi l'intention du duc.