‹ Les projets de mariage de la reine ÉlisabethChapitre 81 sur 92 · Fronde, Uisi n'y of England, t. XI, p. 'M · texte numérisé non relu

Fronde, Uisi n'y of England, t. XI, p. 'M

LES PROJETS in. M Mil \u. h ELISABETH '.'•.»

terre, maudissant l'inconstance et La légèreté des femmes. Il voulail partir; c'eûl été plus digne, mais Elisabeth le retint, dit le même chroniqueur anonyme, ■< par de nouveUes démonstrations accompagnées de baisers, privautés, ''aivsscs cl mignardises ordinaires aux amants ' ». Le duc s'y laissa encore prendre, ri ne parla plus de départ.

Le bruit de cette rupture étanl venu en France, l'ambassadeur de Venise, Lorenzo Priuli, vint demander a Catherine ce qu'il ni était. Elle lui répondit que son lils a'avail pas rendu l'anneau à la reine, (pie du reste elle n'y attachait pis grande importance, car la remise d'un anneau n'était pas un engagement sérieux. Elle ajouta : « La reine Elisabeth est bien aslucieuse et mon fils bien jeune, il s'esi Laissé embarquer par elle dans celle aventure, malgré uns représentations el nus conseils; on L'accable de tètes, el il vient de m'écrire qu'il avait encore de l'espoir .

In uouvel acteur allait paraître sur la scëni el y jouer un rôle décisif, c'étail Simier, \euu

I. Mémoires d \ . i. I. p. .'i.'i.'i ; Frou de, History ->/' England, t. XI, p. i'il .

•J. Bibl. ii.ii.. Ambassadeurs vénitiens, dépêche rfi l'iiiili. Filza 12, p. .' 10.

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ii Londres pour provoquer Fervaques son mortel ennemi; il avait amené pour second le baron de Viteaux qui s'était fait une triste célébrité en assassinant Duguast. Fervaques ne voulut accepter le combat que de six contre six, et s'entendit avec Leicester, ce qui était plus sur, pour faire tuer Simier, qui les gênait tous deux. Simier, attaqué lorsqu'il se rendait à la Bourse, leur échappa encore cette fois. En apprenant ce nouvel attentat, Elisabeth fut prise de rage, elle traita Leicester de meurtrier, de poltron, de vilain qui ne méritait que la corde. Simier, redevenu ainsi en grande faveur, le refroidissement d'Elisabeth pour le duc s'accentua de plus en plus. Une nouvelle querelle enlre Fervaques et Lafin acheva de compromettre les affaires du malheureux prétendant. Fervaques, un poignard à la mai n, ayant osé poursuivre Lalin jusque dans les appartements de la reine, elle en fut si courroucée qu'en pleine cour elle dit que «si c'était un de ses sujets, elle lui ferait trancher la tète1 ». Le duc toujours si réservé paya donc poulies imprudences de ses serviteurs et continua à passer par Imites les alternatives, allant d'un retour d'espérance au plus complet décourage-

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