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à peu près les mêmes chez toutes les Cours et Fa-
cultés.
97. Nous voici arrivé au terme de cette étude. Il convient qu'en terminant nous rendions un Juste hommage à l'enquête de 1841. On doit adnurer la sagesse de ces magistrats et de ces professeurs, leur grande science du droit, leur sens si aigu des nécessités pratiques, et, surtout, peut-être, celte prudence avisée qui est la caractéristique des véritables savants, de ceux qui ne se grisent pas de chimères, qui ne rêvent pas de cette chose contradictoire : un progrès illimité immédiatement réalisable, mais qui ont constaté que les intibutions et les hommes, pas plus que la nature, ne procédaient par sauts dans leur évolution, et qu'il est en tout des étapes nécessaires. S1 l'on cherche, à propos de chaque matière, à résumer les résultats obtenus, on s'aperçoit que les travaux des Cours et Facultés donnent réponse à tout, et que la réforme est en quelque sorte chose faite. Mais on a pu constater que cette rélorme ne bouleverse rien, qu'elle laisse debout l’ensemble de l'édifice, dont elle ne fait que faciliter et améliorer l'aménagement. Ils savent, ces jurisprudents de 1841, l'infinie complexité du problème hypothécaire, tous les intérêts qui y sont rattachés. De là le souci de ne pas porter une main! téméraire sur des résultats déjà acquis ; s'ils ne se sont pas dissimulé les inconvéments de la loi existante, s'ils ont vu l'opportunité de la convenance de certains changements, ils ont
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compris aussi toute la solidité et toute la grandeur de l'œuvre législative napoléonienne, à laquelle il ne faut loucher qu'avec réserve et en se rappelant cette opinion d’un des principaux rédacteurs du Code « qu'il faut laisser le bien, si l’on doute du mieux en corrigeant les abus, voir les dangers de la correction même ; el qu'il serait absurde de se livrer à des idées absolues de perfection dans les choses qui ne sont susceplibles que d’une bonté relative » (1).
(1) Portalis.
CHAPITE I