‹ Les Promenades à la modeChapitre 2 sur 24 · IV AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

IV AVERTISSEMENT

sur la terrasse des Feuillants, puis au Palais- Royal, où les spéculations de Philippe- Egalité portèrent sur lui une hache sacrilège. « La mode, cet été, écrivait Barbier en juillet 1721, est d'aller prontener la nuit aux Tuileries. Toutes les petitesmaitresses y vont, et cela devient un rendez-vous général. Le 4 de ce mois, M. le Régent y étoit la nuit avec sa nouvelle maîtresse, M'"^ d'Averne. On dit que lui et toute sa compagnie y firent mille extravagances. » Les allées n'étaient pas moins fréquentées le jour; un dessin quelque peu caricatural, signé Boitard et daté de 1741, conservé dans l'album d'un voyageur à la bibliothèque de Stockholni, nous montre « The beau monde in the Tuileries ». Les dames en paniers y donnent le poing à des gentilshommes coiffés de cette longue perruque bouclée que, trente ans plus tard. Voltaire était à peu près le seul à porter. C'était sans doute l'attrait de la bonne et aussi de la mauvaise compagnie qui y attirait la foule, plus que le confortable, car les sièges consistaient en quelques bancs de bois épars dans les contre-allées. Ce fut seulement en 1760 que Bontemps, gouverneur du château, eut l'idée d'affermer au profit de sa maîtresse, la demoiselle Allard [de l'Opéra),

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