‹ Les promenades matinalesChapitre 16 sur 23 · ET .1 ARN AC · texte numérisé non relu

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Lu seizième siècle fut par excellence le siècle des duels. Les haines religieuses, les habitudes de galanterie introduites à la courde France par les Môdicis, le relâchement du lien social, tout contribuai multiplier ces appels i la force et à l’adresse individuelle. Chacun chercha à se faire justice i luimérne, selon son bon droit ou ses passions.

11 se forma une société des spadassins appelés

raffinés , qui proclamaient le duel la seule loi des gentilshommes et professaient que, dans certains

cas, on pouvait se battre même contre son père! M, de Saint-Luc tira un jour l’épée dans la chambre de M. d’Alençon, et deux autres seigneurs en firent autant dans l’appartement d’Henri 111, en présence de plusieurs présidents et conseillers de la cour., qui, par hasard, se trouvaient là. Bu. reste, le roi eût eu mauvaise 'grâce à s’en formaliser, lui qui avait, autrefois, voulu forcer le jeune Nansay, dit de Besigny, à lui rendre raison de quelques paroles inconsidérées, et cela avec tant de persistance que

Nansay fut forcé de quitter la cour pour éviter le duel.

Or, parmi les combats singuliers qui signalent cette époque turbulente, il en est un plus célèbre que tous les autres par la solennité qui lui fut donnée, par l’adresse des combattants et par les circonstances qui l’accompagnèrent. Nous voulons parler du duel entre Guy de Chabot, seigneur de Jarnac, et François de Vivonne, plus connu sous le nom de La Chàtaigneraye.

Tous deux étaient nés dans l’Angoumois et jouissaient à la cour d’un grand crédit. Ils avaient été,

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