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LA CHAT AIGNEHAYE ET JARNAC 2G

pour ainsi dire, élevés ensemble, outre que leurs familles se trouvaient alliées par un mariage, et ils vivaient si familièrement qu’en campagne ils avaient souvent. couché dans le mémejit.

Une imprudente parole de La Chàtaignerayc fit

disparaître cette bonne intelligence. 11 dit étourdi-

ment que Jarnac s’était vanté à lui d’être aimé de sa belle-mère, ce qui se répandit à la cour et parvint jusqu’au père de Jarnac. Celui-ci eut une explication avec son fils qui soutint que La Chàtaigneraye avait inventé cette calomnie, et qu’il lui en donnerait, à la cour, un démenti public; ce qu’il fit peu de jours après.

La Chàtaigneraye, ainsi accusé, soutint son dire et demanda à prouver, en combat singulier, que le mensonge n’était pas de son côté, mais de celui de Jarnac. François I er refusa le combat en déclarant aux deux gentilshommes que s’ils passaient outre, il regarderait leur désobéissance comme une injure personnelle.

tes choses en restèrent donc là tant qu’il vécut;

mais dès que Henri 11 monta sur le trône, en 1547,

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La CMtaigneraye lui écrivit pour réclamer de nouveau le duel, et Jarnac, de son côté, lui adressa une supplique, dans laquelle il accusait son adversaire d’avoir trois fois menti et priait le roi de lui accorder le champ à toute outrance. 11 joignit une lettre à l'évêque de Béziers, qu’il priait d’intercéder en sa faveur, afin qu’on lui permît de se justifier, disant « que LaChâtaigneraye n’avait pas la bouche si forte qu’on ne pût l’arrêter dans lien de fer. »

Le roi rassembla son conseil, à Saint-Germain-en- Laye, où il tenait alors sa cour. Il s’y trouva plusieurs princes, connétables, maréchaux de France, et, la plupart, opinèrent pour l’octroi du combat.

Le roi se décida donc à envoyer une patente de camp, datée du 21 juin 1547, par laquelle « reconnaissant que La Châtaigueraye et Jarnac étaient entrés en différend sur certaines paroles importantes, touchant grandement l’honneur de l’un et de l’autre, et que ce différend était hors de preuve, il ordonnait aux deux adversaires de venir dans quatre jours, en sa présence, pour se combattre l’un l’autre à outrance et en champ clos. Ajoutant que celui qui

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