LA CHATAIGNERAYE ET JARNAC
# gret religieux, le deuil d’un roi et de tout un » royaume envers François de Vivonne , l’un des » premiers chevaliers d’une des premières familles » de France, sache que favorisé des heureux aus- » pices et veuils de Henri 11, roi de France trôs- » auguste, mais pourtant, par fortune adverse, il » combattit armé en un combat singulier, qui, » sans armes, n’eut cédé à son ennemi. Ah ! quel » malheur et quel sort misérable des humains, et, » indigne vicissitude des choses, que celui qu’on » prétend avoir été vaincu, l’ait été tout armé, que » désarmé il était invincible. L’empêchement des » armes et l’art l’ont ainsi voulu. Je te conjure donc » par les dieux et par les hommes, toi passant, et » natif de la France, que tu ne dédies à une ingrate b oubliance, pour un je ne sais quel petit combat b léger, la mémoire de tant de beaux faits d’armes, » dont autrefois ce valeureux chevalier, lui vivant, b a donné tant de preuves pour le service de son roi » et du bien public. Si que les bienfaits ne s’oub blicnt pour si peu de chose, ni pour un tel dêsasb tre. Et aün que tu ne croies pour chose feinte et
» fabuleuse ce que je t’en dicte, un grand prince » lorrain et français et très -excellent chevalier
# grandement triste et fâché d’un tel événement
# inopiné, a dédié ce tombeau aux mérites de ce » brave et vaillantchevalier poitevin. Voyez, vivez, » et adieu. »
Le duel de La Châtaigneraye et de Jarnac est en France le dernier combat singulier qui ait été autorisé.