‹ Les promesses de la vie américaine;Chapitre 6 sur 123 · VANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VANT-PROPOS

an tant qu'il est représente par le capital, être détaché de son créateur. Q)i est-ce à dire ? Il ne s'agit point de souhaiter ni encore moins de chercher à réaliser l'uniformité de la richesse. Pour n'en dire rien de plus, elle n'est point nécessaire à la santé du corps social. Mais ce qui est nécessaire^ c'est qu'une grande supériorité économique 71 aille pas, che\ l'individu, sans responsabilité ni capacité: ce qui est nécessaire, c est que les chefs soient soumis, dans V ordre économique aussi bien que dans l'ordre politique, à des conditions qui les portent à reconnaître les responsabilités attachées à tant de pouvoir. A cette condition seulement la solidarité sera maintenue entre eux et la masse de ceux qui ont à les suivre; on évitera les divisions et les haines de classes, le mépris en haut et l'envie en bas, le snobisme des uns et la servilité des autres. Si ceux qui commandent sont qualifiés pour commander, et si ceux qui les suivent ont le sentiment que leur intérrt est d'obéir, il naîtra de cette juste autorité et de cette bienfaisante confiance une sorte d'unité et une harmonie.

Créer cette unité et cette harmonie, c'est là le véritable problème social ; la suppression de la pauvreté ou, comme disaient nos S aint-S iinoniens , l'extinction du paupérisme, n'en est qu'un aspect. M. Herbert Croly ne s'attarde point à détnontrer que l'extrrnir pauvreté est un mal. ri il invite les politiques de son pays à considérer plutôt qu'elle est un danger et qu'à la longue les gens qui possèdent le pouvoir politique voudront avoir leur part des avantages économiques. « Une démocratie prudt-ntr. » ronarque-t-il avec raison, « devrait devancer cette demande y^.

On voit maintenant quelle est la véritable nature et en conséquence la vraie dépnition de la démocriitir II convient d entendre par là « une organisation qui a pour but de favoriser à la fois la distinction individuelle et le

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