‹ Les promesses de la vie américaine;Chapitre 8 sur 123 · A VANT-PROPOS · texte numérisé non relu

A VANT-PROPOS

cipc démocratique non moins faussé on corrompu par son opposition avec le principe national. Le principe démocratique redressé n'est que plus nettement démocratique et la rectification qu'on apporte au principe national le rend plus national encore. Les cadres traditionnels ne répondent donc plus à la situation actuelle et ne correspondent plus au besoin du présent.

On pouvait s'en douter déjà rien qu'à voir V indécision croissante des programmes et leur confusion. M. Henry van Dyke nous le disait à la Sorbonne : « Les partis en sont venus à être de grandes organisations matérielles^ avec des intérêts à défendre et une vie extérieure à perpétuer. Comme toutes les institutions humaines, chacun des deux a i instinct de la conservation. Ils veulent suivre l'un et l'autre la marée du sentiment populaire. Ils veulent l'un et Vautre rajouter à leur plate-forme électorale des planches oit pourront monter de nouveaux électeurs. (Quelquefois ils se battent sur les mêmes planches, et il est très difficile d'en reco?tnaitre les propriétaires. » Au niénie moînent , M. André Tardieu faisait là-bas cette observation : « Voilà longtemps qu'on a remarqué qif entre les deux grands partis politiques les différoices de programnw étaient insignifiantes : mais jamais ce trait n'a été plus frappant qu'aujourd'hui . Prene^ les questions actuelles, tarifa législation industrielle et commerciale, vente des boissons alcooliques, politique extérieure, vous ne détermine^ pas un (tassement des partis ; vous n'aperceve:^ pas ta limite exacte oit, du f^rogramme républicain, on passe au programme démocrate. La campagne présidentielle de ii/<>S aura plus qif aucune autre accusé cette indécis sutn. » LeH élections législtitives de Ktioont manifesté une crise qui a été surtout funeste au vi(iix parti républicain. Il avait la major il •' ,/,/;; s Ir Hongres depuis sei^e ans et

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AVA.\T-l'ROPOS.

Vavait gardée au total trente-six années sur cinquantequatre, soit dix-huit législatures sur vingt-sept. A son détriment commençait de grandir une faction déjà puissante, celle des Insurgents, eyi qui il faut voir Vavantgarde ou le premier groupement, improvisé et provisoire, du parti en formation : le Nouveau Nationalisme. Il a comme principal organe la Ligue nationale républicaine progressiste, « the National Progressist Republican League », et si nous n'avons pas à chercher ici ce que V avenir lui réserve, nous pouvons bien dire, après avoir indiqué les vues essentielles de M. Herbert Croly, qu'il semble fondé à se réclamer de la philosophie de Vhistoire américaine. Le parti républicain et le parti démocrate ont préparé, comme dans la philosophie hégélienne la thèse et Vanti-thèse préparent la synthèse, un troisième parti qui veut, comme le premier, la force de VEtat pour servir, comme le second, la démocratie.

Ce qu'il y a de singulier et d'original dans le cas du Nouveau Nationalisme, c'est qu'il est contraire à la tradition effective de V esprit américain et de la politique aniéricaitie., tnais coîiforme à la tradition vraie, normale et logique de l'un et de Vautre « La vérité est que les Américains n'ont pas réajusté leurs idées politiques à l'enseignement de leur expérience politique et économique. » Pour les réajuster., il faut faire violence d'abord à des habitudes de l'esprit américain. Mais celui-ci ne s'en sera dégagé que pour mieux se retrouver lui-même, pour mieux retrouver la conscience des destinées américaines et de La Promesse qui les résume dans le titre anglais du livre que nous présentons aux lecteurs français « The Promise of American Life. » C'est une conception mystique. La démocratie américaine a une mission dans le monde. AI. Roosevelt aussi en est i onvaiticu el il trouve pour tomuiuniquer sa foi des accents

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