‹ Les propagations des cancers buccaux au maxillaire inférieurChapitre 11 sur 39 · POELE · texte numérisé non relu

POELE

Un examen radiographique {Professeur Lamar que) montre sur le bord inférieur de la branche montante droite une zone pouvant répondre à de l’ostéite néoplasique.

Comme traitement on propose des injections .intramusculaires de G 40.

9°). Observation N° 36.424

Monsieur G... J... 55 ans, domicilié à'Perpignan estentré au Centre le 13 octobre 1936.

a) Diagnostic: épithélioma de la gencive inférieure avec envahissement du maxillaire inférieur.

b) Biopsie (Docteur Guibert) : épithélioma malpighien baso-cellulaire sans évolution vers la kératinisation ; grande activité amitotique ; cette néoplasie paraît assez infiltrante, il n’y a pas d’élé ments réactionnels.

c) Histoire de la maladie: la maladie a débuté par des douleurs dans la langue il a y un an environ, la bouche était empâtée ; puis des douleurs dentaires sont apparues et presque toutes les dents ont été enlevées en moins de quatre mois ; ensuite, la mâchoire inférieure acommencé à augmenter de volume. Il y a trois Jours, une petite excroissance de chair est apparue sur le rebord alvéolaire droit, au niveau de la mâchoire inférieure |

d) Antécédents : néant.

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e) Etat lors du premier examen : le ma- Jade a la mâchoire contracturée, la mastication ‘est impossible, la dysphagie est marquée, il y a des douleurs violentes, l’amaigrissement est considérable.

Les branches horizontale et montante gauches -du maxillaire inférieur sont augmentées de volume; sur le rebord alvéolaire, à droite, il existe une tuméfaction dure, recouverte d'une muqueuse gingivale non ulcérée. Dans la région sous-maxillaire gauche on perçoit aussi une tumeur fixée.

Un examen radiographique (Docteur Bétoulières) montre une destruction osseuse très importante de toute la moitié gauche du maxillaire inférieur ; l'os a pris un aspect spongieux, comme vermoulu,il présente de nombreuses petites géodes à contours très nets ; le processüs destructif intéresse aussi le condvle et l’apophyse coronoïde qui a presque totalement disparu ; en avant il s'étend à la partie antérieure du maxillaire droit. (Gliché n° 2).

On applique un traitement par les rayons X.

f. Examens : ultérieurs. Le 10 novembre 1936, il y a une amélioration nette, les douleurs et la dysphagie ont disparu ; l’état général est excellent.

Le 18 janvier 1937, il y a une amélioration locale surtout fonctionnelle, mais quelques algies

Loose

rachidiennes avec irradiation à la face interne des. cuisses sont apparues.

On pratique un nouvel examen radiographique (Docteur Bétoulières) qui montre une réparation partielle du maxillaire : les contours de l’os sont nets, la calcification est meilleure, mais il persiste toujours l’aspect alvéolaire en nid d’abeille.

g) — Traitement par les rayons X : Le 24 octobre 1936 et les jours suivants on applique une dose totale de 3.000 r centrée sur l’angle gauche

de la mâchoire.

B. — Le point de départ est le plancher de la bouche 4°) Observation N° 32.062

Monsieur F... V... 60 ans domicilié à Montpellier est entré au Centre le 9 mars 1932.

a) Diagnostic : néoplasme du plancher buccal et de l’angle interne de la mâchoire.

b\ Biopsie (Docteur Guibert) : il s’agit d'un épithélioma malpighien métatypique mixte avec des formations parakératosiques et des cellules à novaux monstrueux ; il y a de nombreux éléments. lympho-plasmocytaires réactionnels.

c) Histoire de la maladie : elle a débuté il y a un an par des douleurs dans le maxillaire inférieur.

d) Antécédents : néant.

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‘e) Etat lors du premier exæamen : le malade souffre du maxillaire, est gêné pour mastiquer et a un trismus accentué.

L'examen montre une tuméfaction bourgeonnante et ulcérée s'étendant sur la gencive inférieure gauche, le pilier antérieur gauche et le sillon gingivo-lingual. Dans la région sous-maxillaire gau- -che existe une adénopathie dure et fixée. On traite par les rayons X. re

î) Examens ultérieurs. Le 19 mai 1932, les ganglions ont disparu, il persiste un point bourgeonnant et saignant à l’angle interne de la mâ- -choire.

Le 20 octobre 1932, le malade se présente à la consultation avec un cou énorme par infiltration ‘œdémateuse : ceci serait dû à ce que les ganglions Sclérosés par les rayons X gêneraient la circulation de retour.

Le 16 février 1933 on observe une récidive -« in situ » très avancée ; elle s'étend aux branches horizontale et montante du maxillaire, au plancher Æt au rebord lingual ; il existe une grosse adénopathie dure et fixée avec une peau rouge et tendue.

Un examen radiographique (Docteur Mourgues) nontre une destruction considérable de l'os au niveau de la branche horizontale et de la branche montante gauches du maxillaire.

Le malade intraitable est renvoyé chez lui où il meurt peu après.

g) Traitements par les rayons X.

Le 12 mars 1932 et 3 jours suivauts sur l’angle gauche de la mâchoire on applique une dose totale de 1.000 r (filtre 7/10 cu — 50/10 al distance à la peau 10 cm).

Le 24 mars 1932 et les 4 jours suivants, même dose sur l’angle droit de la mâchoire.

Le 31 mars 1932 et les 4 jours suivants, même: dose sur l’angle gauche de la mâchoire (filtre 20/10: cu — 5/10 al).

Le 7 avril 1932 et les 4 jours suivants même dose sur la bouche.

Le 25 avril 1932 on applique 500 r sur la région sous-maxillaire gauche (même filtre que précédemment et localisateur 7? x9). |

Le 19 mai 1932, 500 r sur l’angle gauche de la mâchoire.

Le 9 juin, 500 r sur la tumeur (bouche ouverte).

Enfin, le 6 octobre 1932, 500 r sur le maxillaire inférieur gauche. Ÿ

2°) Observation N° 34.141 Monsieur R.…. H.. 60 ans, domicilié à Nizas (Hérault) est entré au Centre, le 19 mai 1934.

a) — Diagnostic : néoplasme du plancher de la: bouche.

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