‹ Les propagations des cancers buccaux au maxillaire inférieurChapitre 26 sur 39 · Troisième partie · texte numérisé non relu

Troisième partie

Il existe des caractères communs aux épithéiomas de la bouche, ce sont la rapidité et la gravité de l’évolution, de l'infection, l'atteinte de l’état général, l'envahissement ganglionnaire.

1°) La rapidité d'évolution et la gravité: souvent le début réel est inaperçu, mais quelques mois après le début avoué, l'extension est extrêmement grande, la cachexie et l’inanition sont installées ; la mort arrive rapidement, parfois en un an ou même en Six mois.

Ceci est dû, probablement, à ce que la bouche est soumise constamment aux traumatismes alimentaires qui lors de la mastication massent en quelque sorte toute la région, activent la circulation lymphatique et assurent ainsi la progression rapide des germes cancéreux en surface et en profondeur.

2°— L'infection est toujours profonde. Le milieu buccal est un milieu septique et un milieu de culture excellent, aussi la plaie cancéreuse s’infecte-t-elle dès le début et présente-t-elle des plaques sphacéliques, des bourbillons de pus,des clapiers purulents ; de plus la région sublinguale forme une région déclive où le pus stagne, donc la virulence des microbes s'accroît.

Sur cette infection constante, il se greffe des poussées aiguës et l’on voit fréquemment des tuméfactions énormes de la joue, des lèvres et du plancher, des abcès, des œdèmes à distance, des cellulites diffuses avec retentissement sur l’état général.

3° — L'atteinte de l’état général découle d’abord de l'infection : le pus virulent formé dans la bouche est dégluti, surtout la nuit, et intoxique tout l’organisme donnant des clochers thermiques, parfois des frissons.

Une cause qui intervient beaucoup est la difficulté qu'ont ces malades à s’alimenter,comme nous l’avons vu précédemment; ils ne peuveut prendre que des aliments liquides.

Il intervient encore les douleurs violentes et persistantes,le traitement par les rayons,enfin l’infection cancéreuse elle-même,avec son action toxique et anémiante.

Tout ceci fait que ces malades ont un état général lamentable qui se traduit par un amaigrissement considérable,un teint plombé et jaune paille, un visage émacié ; 1ls ont une fragilité très grande aux maladies infectieuses, d’où la fréquence de la mort par une maladie intercurrente,plus particulièrement par la broncho-pneumonie.

4° — L'envahissement ganglionnaire. Celuici est remarquable par sa précocité et par son éten-

boue

due ; souvent dès le début, lors de la petite ulcération ou la petite tume‘ir, l'atteinte ganglionnaire existe. Plusieurs groupes sont envahis presque simultanément et des deux côtés.

Enfin, il ne faut pas oublier que,même les ganglions non palpables sont cancérisés mMiICrOSCOPIquement.ce qui est très important Si l’on veut faire un curage ganglionnaire.

Toute cette symptomatologie nous montre la très haute gravité de ces cancers auxquels nous ne pouvons opposer que des traitements peu effica-

Ces.

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