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4 On à fait toutes les suppositions sur les occupations des fils de prophètes. Piepenbring, après Kuenen et Tiele affirme « qu’ils cultivaient la musique et le chant. Il est à supposer qu’ils s’exerçaient aussi à la lecture, à l’écriture et à la parole et qu’ils s’instruisaient dans les principes fondamentaux du iahvisme, dans les principes religieux et sociaux qui étaient à la base de celui-ci ». Hist. du peuple d'Israël, Paris, Strasbourg, 1898, p. 230. Voilà une
conception bien moderne. Il est probable que les groupements de.
nebiim n'avaient rien d'aussi universitaire ni même de très intellectuel.
On ne peut pas parler non plus d’une action éthique et monothéiste de l’ancien prophétisme, Les textes ne nous disent rien de tel.
5 Le proverbe : « Saül est-il aussi parmi les prophètes ? » (2 Sam. XIX, 24), a certainement un sens péjoratif.
Lorsque l’envoyé d’Elisée sacre l'officier Jéhu roi d'Israël, les autres chefs demandent : « Quel est ce fou ? »
Amos répond fièrement à Amatsia : « Je ne suis ni prophète, ni fils de prophète. »
Très caractéristique le texte de Zacharie XIII, 2 à 5 :
J’ôterai aussi du pays les prophètes et l’esprit d’impureté.
En ce jour-là, les prophètes rougiront de leurs visions,
Quand ils prophétisent ;
Et ils ne revêtiront point un manteau de poil pour mentir.
Chacun d’eux dira : « Je ne suis pas prophète,
Je suis laboureur.. »