RÉFORME CULTUELLE ET MONOTHÉISME
hommes de Dieu en avaient dénoncé l’impureté, en vain ils avaient prêché le retour à la religion du désert et à la civilisation patriarcale. Israël ne pouvait adorer Jahvé sans des sacrifices et des liturgies. C’est pourquoi les réformateurs, au lieu d'abandonner l'héritage cultuel de leur peuple, l'ont épuré et l’ont organisé pour en faire la solide armature du monothéisme.
La prophétie deutéro-ésaïaque lahvé, le Dieu universel
La parole de Iahvé tardait à s’accomplir et lexil durait toujours.
Pourtant les jours de Babel étaient comptés. Naboukodorosor mourut en 561 et sa dynastie finit obscurément au milieu des révolutions de palais. Evilmardouk Nergalsharoussour, Labashimardouk ne firent que passer sur le trône. (561-556). L'empire chaldéen, après trois quarts de siècle de gloire, allait sombrer dans une rapide décadence. Nabounaïd, le dernier roi de Babylone, prince débonnaire et fort lettré, ne put rien contre la désorganisation militaire et l’anarchie politique.
Pendant ce temps de nouvelles crises de peuples se préparaient pour l'Orient. Les Perses sortaient de leur obscurité, et Cyrus fils de Cambyse allait fonder le plus grand de tous les empires que le monde eût encore connus. Ce fut une merveilleuse épopée que cette conquête achéménide. En quelques années la puissance mède fut réduite. Puis vint le tour de l’empire de Lydie vers l’occident. Les richesses de Crésus, ses alliances, sa forte armée ne purent arrêter l’heureux conquérant. Quant à Nabounaïd il ne sut pas même préparer la défense de sa capitale. Les troubles grandissaient et l'autorité du faible monarque était fort réduite. Lors-