II. — Schemaya
A la mort de Schelomo, il revint et se fit élire roi sur les dix tribus du nord, qui formèrent le royaume d’Israël, ne laissant à Rehabeàm, fils de Schelomo, que le territoire de la tribu d’Iehouda.
. Rehabeàm voulut résister et leva une armée. Mais il comptait sans le parti clérical, acquis à l’usurpateur. A l’instigation d’un autre nabi du nom de Schemaya, ses troupes l’abandonnèrent.
DEÊ ORIGINES A ÉLIE 229
« Rentré à lerousehalaïm, Rehabeàm rassembla tonte la maison d’Iehouda et la tribu de Beniamin, au nombre de cent quatre-vingt mille hommes choisis, aptes à la guerre, pour attaquer la maison d’Israël et ramener la royauté à Rehaheâm, fils de Schelomo. Alors Elohim dit à Schemaya, homme de Dieu : « Parle ainsi à Rehabeàm, fils de Schelomo, roi d’Iehouda, à toute la maison d’Iehouda et de Beniamin, et au reste du peuple : « Voici ce qu’ordonne Iahvé:
« Ne montez pas combattre vos frères les Benê- Israël ; mais que chacun de vous s’en retourne chez lui, car c’est par moi que tout cela est est advenu. » Dociles à la parole d’Iahvé, ils s’en revinrent sur leurs pas, comme Iahvé l’avait prescrit 1 . »
La phrase de cette prophétie : « C’est par moi que tout cela est advenu » est une nouvelle preuve que l’usurpation d’Iarobeâm était l’œuvre du parti clérical.
Ce retour de l’armée donne du reste la mesure du pouvoir suggestif des nabis et de la sug-