Nombres, XII
des perceptions sans objet, mais il se figure qu’elles lui sont envoyées par le dieu.
Dans le troisième cas, il a aussi des hallucinations, mais il croit que les objets qu’il perçoit ont une existence réelle. S’il voit le dieu, par exemple, il ne doute pas que le dieu ne soit devant lui. Ceci implique naturellement des troubles mentaux beaucoup plus graves que dans les deux premiers cas.
Or, d’après le récit des Nombres , Aàron et Myriam avaient des rêves et des hallucinations conscientes, tandis que leur frère Mosché avait des hallucinations inconscientes.
Ce récit plaide puissamment en faveur de l’hypothèse que j’ai émise dans un précédent chapitre, et d’après laquelle Mosché n’était pas seulement un législateur ingénieux, mais un dégénéré mystique halluciné.