‹ Les prophètes juifsChapitre 123 sur 136 · III. — Houlda · texte numérisé non relu

III. — Houlda

Une troisième prophétesse juive apparut sous le roi Ioschiyahou - ( Josias). Le grand prêtre Hilqiya ou Hilqiyahou prétendait avoir trouvé dans le temple le livre de la thora que nous appelons le Pentateuque.

En apprenant les prescriptions qui y étaient contenues, Ioschiyahou donna à Hilqiya, à Ahiqam-bèn-Schaphân, à Akbor-hèn-Mikaya, à Schaphan, scribe du temple, et à Assaya, serviteur du roi, l’ordre suivant :

« Allez consulter Iahvé de ma part, de celle du peuple, de la part de tout Iehouda, au sujet de ce livre qui a été trouvé, car grande est la colère dlahvé, qui s’est allumée contre nous, parce que nos pères n’ont pas écouté les paroles de ce livre, s’abstenant de pratiquer tout ce qu’il nous prescrit. »

Alors Hilqiyahou, le prêtre, Ahiqam, Akbor, Schaphan et Assaya se rendirent vers Houlda, la prophétesse, femme de Schallonm, fils de Thiqva, fils de Harhas, gardien des vêtements, laquelle habitait Iérouschalaïm (Jérusalem), dans la seconde partie de la ville. Ils lui racontèrent tout. Elle leur répondit : « Ainsi parle Iahvé, l’Elohim d’Israël. Dites à celui qui vous envoie vers moi *. Voici ce que déclare Iahvé : « G est moi qui amène'le malheur sur ce lieu et sur ses habitants, qui accomplis toutes les paroles du livre qu’a lu le roi d’Iehouda. Parce qu’ils m’ont abandonné et ont fait des encensements aux dieux étrangers, m’irritant avec l’œuvre de leurs mains, ma fureur s’est allumée contre cet endroit et ne s’éteindra point. »

Et au roi d’Iehouda qui vous a chargés d’aller consulter Iahvé, voici le discours que vous tiendrez : « Ainsi s’exprime Iahvé, l’Elohim d’Israël : « Parce que, devant les paroles que tu as entendues, ton cœur s’est amolli, et que tu t’es humilié en face d’Iahvé, en écoutant ce que j’ai dit contre ce lieu et contre ses habitants, dont je voudrais faire un désert et un

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néant, parce que lu as déchiré tes vêtements et pleuré en ma présence, èh bien, moi, de mon côté, je t’âi écouté, parole d’iahvé! Aussi, je te réunirai à tes pères, et tu iras, dans ton tombeau, t’ajouter à eux en paix. Tes yeux ne verront point le malheur que j’amènerai sur cette terre 1 . »

Il est à remarquer que Houlda appartenait à une famille sacerdotale. Le grand-père de son - mari était gardien des vêtements du temple.

Comme la plupart des prophètes, Houlda est triste et fait preuve de haine à l’égard de ceux qui adorent d’autres dieux que celui dont elle se croit le porte-parole.

Comme chez Schemouël, Nathan et Schemaya, sa colère tombe devant l’humilité et le repentir. Aussi bien Houlda n’est pas, comme l’abeille de Rama, une vierge guerrière. Débora paraît n’avoir jamais été mariée. Nous l’imaginons chaste, et nous la savons cruelle. Houlda a un époux et se laisse fléchir par les marques du désespoir.

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