IV. — Noadya
Une quatrième prophétesse juive nous est signalée dans le livre de Nehemya (Nehemie).
Le juif Nehemya bèn-Hakalyou, échanson du roi persan Artakshatra (Artaxercès), avait entrepris, avec l’autorisation de ce roi, de reconstruire Ierouschalaïm. Mais il eut à lutter contre l’opposition d’un certain Tobiya, d’un certain Saneballat, des Ammonites, des Aschdodites et des Arabes ameutés par eux, et de quelques nabis, parmi lesquels la prophétesse Noadya, acquis à leur cause, et qui firent craindre au rénovateur d’être massacré par ses ennemis.
Aussi Nehemya adressa-t-il à lahvé cette prière :
« Gardez, ô mon Elohim, à Tobiya et à Sane-
ballat un exact souvenir de tous ces actes, et aussi à la prophétesse Noadya et au reste des nabis qui ont tenté de m’effrayer l . »
C’est tout ce que nous savons de cette femme qui appartenait, on le voit, à la grande famille des prophètes de malheur.
Y. — Hanna.
Il est question d’une cinquième prophétesse dans l’évangile selon Loukas (Luc).
Les Benê-Israël étaient alors sous le joug romain. Comme à toutes les époques d’oppression, la croyance au libérateur qui devait rendre au peuple son indépendance et sa prospérité était extrêmement vive, et cette croyance trouvait ses plus fervents interprètes dans le monde des névropathes et des aliénés.
Tel ce Schimeôn (Syméon), dont parle l’Évangile selon Loukas, « sur lequel se tenait l’esprit saint® » et qui « attendait le consolateur d’Israël 2 ».