X. — Orgueil
Chez le prophète juif deux sentiments dominent, l’égoïsme et l’orgueil.
L’égoïsmè résulte de la dégénérescence^ qui réduit à son minimum la résistance vitale.
L’orgueil résulté des hallucinations et du délire théomaniaque qui en est la conséquence.
Comment n’être pas orgueilleux lorsqu’on est le confident, l’interprète ou l’agent d’un dieu?
Est-il langage plus autoritaire que celui de l’homme d’Ëlohim de Sehilo?
Est-il aütoâpologie plus enthousiaste que celle de Debora, qui se compare à une « mère en Israël » ?
Schemouël se montre extrêmement blessé lorsque le peuple lui demande un roi, désigne du moins ce roi lui-même, renouvelle ses pouvoirs à Guilgal, enfin, irrité de l’insoumission de Schaôul, choisit pour le remplacer le plus jeune des .fils d’un cultivateur.
Nathan ne s’offusque pas moins d’être laissé de côté par le prétendant Adoniyahou.
Ahiya veut qu’Iarobeâm fasse preuve d’une soumission absolue à l’égard d’Iahvé et de ses interprètes, et que, d’une façon générale, les rois ne soient que leurs instruments.
Schemaya se montre très sensible à l’abaissement de Rehabeâm et des sars d’Israël devant lui, l’homme d’Elohim de Bethel à l’humiliation d’Iarobeàm, Houlda à l’humiliation d’Ioschiyahou.