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Sancte de Sanctis, 1 sogni studi psicologici e etinici

de chance de se réveiller sont ceux qui, ayant reçu pendant le jour une certaine quantité d’énergie nerveuse, ne l’ont point dépensée dans la réflexion ou la rêverie. C’est ce qu’Yves Delage exprime de cette manière : « La probabilité de rêver d’un fait augmente avec la vivacité de, l’impression produite et diminue avec l’attention qu’on lui a accordée t . »

Appliquons ces données au rêve ou à l’hallucination de Nathan.

On remarquera tout d’abord que David ne fait qu’allusion devant lui à la construction du temple :

— « Vois, j’habite une demeure de cèdre, et l’arche d’Élohim est dans une tente. »

11 ne développe point sa pensée, et le nabi ne cherche pas à l’approfondir :

« Tout ce qui est dans ton cœur, répond-il simplement, fais-le, car Iahvé est avec toi. »

Il n’en fut pas moins, on le conçoit, lui qui s’identifiait à Iahvé, vivement impressionné

1, Yves Delage, loc. cit., p. 47.

par cette saillie du roi, se trouvant ainsi dans les meilleures conditions pour avoir un rêve relatif à la demeure de cèdre que David parle de construire pour l’arche.

Cette idée évoque naturellement celle de la tente où l’arche séjourne, et qui fut la demeure du dieu pendant l’Exode, celle des motifs de reconnaissance que le roi et le peuple d’Iahvé ont de lui construire un temple, celle enfin des faveurs qu’attirera sur eux cette marque de dévotion. Ce qui est surprenant, c’est qu’Iahvé, parla bouche du nabi, au lieu d’engager le roi à mettre aussitôt son projet à exécution, lui annonce que le temple sera construit par un de ses fils. Il semble que David manqua des ressources nécessaires pour cette entreprise, qui resta à l’état de projet jusqu’au règne de Schelomo (Salomon), et que le passage de la prophétie de Nathan relatif au temple est une interpolation destinée à expliquer ce retard par la volonté du dieu meme.

En revanche, il est possible que le passage consacré à l’héritier du trône soit authentique, et que, chose rare chez les nabis, tristes

et malveillants d’ordinaire, il ait, dans sa reconnaissance, fait une prophétie de bonheur que tempère à peine une menace conditionnelle :

« S’il fait le mal,

Je le châtierai avec la verge des hommes,

Et avec les plaies des fils de l’homme. »

A la suite de cette prophétie, David adressa à Iahvé une action de grâces, qui ne laisse aueün doute sur la foi qu’il ajoutait aux paroles de Nathan .

Cette influence du nabi ordinaire explique qu’il ait osé intervenir dans une affaire de mœurs extrêmement délicate, et dont David fut le héros.

Le roi ayant remarqué au bain Bath-Scheba (Bethsabée), femme d’un chef hilthite nommé Ouriya, qui servait dans son armée, avait couché avec elle, et s’était débarrassé du mari en donnant l’ordre de l’envoyer au fort de la bataille, et de l’abandonner aux coups de l’ennemi.

Le hitihite mort, David avait fait entrer Bath- Scheba dans son harem.

Un pareil acte juge un homme. Le roi David dont on a voulu, d’ailleurs contre toute évidence, faire descendre lesehou de Nazareth,était un être infâme. Que les écrivains mystiques aient osé faire son éloge, c’est là une nouvelle preuve que la morale religieuse est loin de cadrer avec la vraie morale, avec la morale scientifique.

La morale hierosémitique n’est pas si différente de la notre que les Benê Israël de l’époque n’aient vu là un crime. Des règles avaient été promulguées par Iahvé, qui avait dit :

« Ne tue point.

Ne fais point d’adultère.

Ne désire point la maison de ton voisin. Ne désire ni sa femme, ni son esclave mâle ou femelle, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui soit à lui U »

Offenser la morale, c’était donc offenser

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