‹ Les prophéties et leur accomplissement littéralChapitre 19 sur 42 · LES ARABES. CU. V · texte numérisé non relu

LES ARABES. CU. V

Sésost ris et de Cyrus, de Pompée et de Trnjan ne pureiil jainais eltectiier la conciiiéle de l'Arabie. En supposant même que les exec^ptions de Gibbon fussent bien fondées et qu'elles ne perdissent pas toute valeur par le commentaire dont l'auteur les fait suivre, elles n'ôteraient rien h la vérité de la proj)hétie. L'indépendance des Arabes était chose proverbiale autrefois ainsi que maintenant, et l'existence actuelle de cette nation toujours libre et indépendante , de ce peuple dont l'origine est si reculée , sufiirait par elle-même à prouver que jamais il n'a été complètement soumis comme l'ont été bien certainement tous les peuples dont il était entouré, et que jamais « il n'a dressé ses pa- <( villons qu'aux yeux de ses frères. »

Mais ce serait peu d'établir ce fait, si l'on ne pouvait encore reconnaître les descendants d'Ismaël aux traits distinctifs et inaltérables qui leur sont imprimés par le Prophète : « Ce sera un « homme sauvage; il lèvera sa main contre tous , « et tous lèveront la main contre lui. »

Selon Gibbon, dont l'expression semble calquée sur celle de la Bible, les Arabes sont « un peuple armé contre le genre humain. » Le pillage est leur profession. Nul ne recherche leur alliance, car nul ne la pourrait obtenir ; et tout ce que les Turcs, les Persans ou leurs autres voisins leur demandent, c'est une neutralité chèrement achetée. Les Anglais eux-mêmes , qui ont des établissements dans presque tous les pays du monde, n'ont pénétré sur le sol des descendants d'Ismaël que pour s'en retirer, après y avoir opéré la destruction d'une forteresse qui les inquiétait. Il n'est pas vrai de dire que leurs mœurs et leur caractère soient le résultat nécessaire de la nature de leur pays. On ne les voit pas croître en civilisation, ou renoncer à leur état d'hostilité envers le reste des

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