‹ Les prophéties et leur accomplissement littéralChapitre 35 sur 42 · CH. XII. EDOM · texte numérisé non relu

CH. XII. EDOM

mité jusqu'aux bords de la Mer-Rouge 5 et par l'autre jusqu'à Elath et à Esiongaber , sur le golfe élanitique de la Mer-Rouge, on peut regarder ridumée comme formée pour être le centre du commerce de l'Orient. Une voie romaine traversait ridumée depuis Jérusalem jusqu'à Akaba, et une autre d'Akaba à Moab \ Quand ces routes furent construites , plusieurs siècles antérieurement à ces prédictions 5 comment aurait-il été possible de concevoir l'idée qu'un jour viendrait oil personne n'y passerait? Plus de sept cents ans après l'époque de cette prophétie, Strabon rapporte que son ami Athénodore le philosophe, qui visita Pétra, y rencontra plusieurs Romains et d'autres étrangers ^ Cette prédiction est encore plus remarquable, quand on la lie à une autre oîi il est bien entendu que des voyageurs « traverseront » cette contrée , puisqu'il est dit que « quiconque passera près d'elle sera « étonné. » Et les routes d'Hadji (les routes des pèlerins ) depuis Damas jusqu'au Kaire et la Mèque. Tune à l'orient, l'autre au sud de l'Idumée , touchent à la frontière dans toute son étendue; on la côtoie sans traverser le pays.

On pourrait croire facilement que les paroles de la prédiction annoncent seulement que l'Idumée cessera d'être le centre du commerce de beaucoup de nations, et que ses places si fréquentées ne seront plus des entrepôts de luxe et de trafic; et il ne serait pas difficile de démontrer même à l'esprit le plus sceptique combien, dans ce sens restreint, la prédiction a été généralement accomplie. Mais le fait auquel elle se rapporte exige que la prophétie soit littéralement comprise et accomplie dans tous ses détails. Le fait étant

(8) Cartes des Voyages de Burckhardr, — (9) Strabon, p. 775,

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en lui-inèiiic iiéi^atif , il nécessite un examen plus minutieux et plus exact que s'il s'était agi d'une observation ou d'une découverte qu'une simple description aurait pu prouver. — Ainsi donc, au lieu de nous contenter de citer telle ou telle autorité , nous allons présenter au lecteur des preuves aussi remarquables que les prophéties, et qui tendent involontairement à établir l'exactitude de ce fait pour les siècles passés. C'est pour les siècles à venir qu'est réservé l'entier accomplissement de ces prophéties.

Volney, qui pénétra à l'ouest de l'Idumée, fait la remarque que ce pays n'a jamais été visité par aucun^voyageur, et cette remarque, qui n'est que la répétition de ce qu'il a ouï dire aux Arabes de cette contrée, n'a pas échappé à l'attention du lecteur. — Dès que Burckhardt eut mis le pied sur le territoire des Iduméens, dont il marque exactement les limites , il dit qu'il se vit sans protection au milieu d'un désert oii aucun voyageur n'avait pénétré avant lui *^. Pour la première fois pendant tout le cours de ses voyages , il eut un sentiment de crainte, et sa route était la plus périlleuse qu'il eût jamais parcourue **. M. Joliffe, qui visita les bords septentrionaux de la Mer-Morte, en parlant de la contrée qui s'étend au sud , dit que c'est une des parties les plus sauvages et les plus dangereuses de l'Arabie. Il ajoute qu'il était impossible d'y faire aucune recherche '^ — Sir Frédéric Henniker, dans ses notes datées du mont Sinaï, au sud de l'Idumée, rend un témoignage éclatant à l'accomplissement de la prophétie 5 tout en racontant un fait qui d'abord y semblerait contraire. «Seetzen imagina d'écrire sur un morceau de papier collé contre le

(10) Burckhardt, p. 421. — (11) Ibid., p. 400. (12) Lettres sur la Palestine, vol, I, p. 129.

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mur 5 qu'il a traversé le pay% en ligne droite ^ entre la Mer-Morte et le mont Sinaï ( à travers ridumée ) « voyage que personne n'avait encore fait ^^ » . Cette nouvelle fut d'autant plus intéressante pour moi , que déjà je m'étais décidé à tenter la même route , qui me parut devoir être la « plus courte 5 » pour me rendre à Jérusalem. Le chevalier Frediani, que j'avais rencontré en Egypte 5 voulut me persuader qu'elle était impraticable ^ qu'il avait lui-même eu cette intention^ et qu'après un délai de cinq semaines il s'était vu forcé de renoncer à son entreprise. — Pendant que j'étais encore occupé de ce chiffon de papier^ le supérieur vint me rendre visite; il me dit encore que mon projet était impraticable ^ mais à la fin il promit de me chercher des guides. — J'avais essayé en vain de persuader à ceux qui m'avaient conduit depuis Edom de m'accompagner dans ma nouvelle route. L'idée du danger les effrayait.» Il trouva enfin des guides, qui à force de prières et d'argent 5 promirent de le conduire par la route qu'il voulait faire; mais enfin , subjugués par leurs craintes , ils le trompèrent et le menèrent vers la côte de la Méditerranée , à travers le désert de Gaza *\

Il nous reste encore à donner le détail des nombreuses difficultés que le voyageur rencontre aussi sur une autre route, qui semble la plus directe et la plus rapprochée de la Judée, lorsqu'il veut pénétrer dans l'ancien royaume d'Idumée ; difficultés qui ne se rencontreraient probablement dans aucune autre partie de l'Asie, et certainement dans aucune autre partie du monde. Les capitaines Irby et Mangles, ayant échoué dans toutes leurs tentatives pour obtenir le consente-

(iS)Burckhar(]t,p. 553.

(i4) Voyages de sir Frederic Henuiker, p. 223-22a.

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ment ou \v secours des aulorilés j)iil)liques de ConslanUnople, Damas , Jérusalem et Jaffa, et quoique avertis du danj^er qu'ils auraient à courir de la part des Arabes sauvages et faux, se décidèrent h visiter seuls les ruines de Pétra; s'étant pourvus de chevaux et de munitions, et vêtus de costumes arabes , au nombre de onze , y compris les domestiques et les guides, ils se décidèrent à tenter fortune auprès du clieik d'Hébron. Il commença par leur promettre ce qu'ils demandaient , puis , « effrayé à la pensée de sa propre témérité, » il leur refusa et secours et protection. — On offrit en vain de l'argent aux guides. — Il fut donc impossible de trouver la moindre facilité '^

Nous avons encore une preuve de la difficulté qui existe non pas pour traverser l'Idumée ( les voyageurs n'y ont jamais songé), mais pour entrer sur son territoire , dans la conduite d'une tribu arabe qui offrit plus tard de les accompagner et de les protéger jusqu'à Kerek, à un prix assez raisonnable, mais qui se refusa nettement et positivement à les conduire à aucun pays au-dedans des limites d'Edom. — Nous leur offrîmes 500 piastres pour nous conduire à Wady Mousa; mais rien ne put les y déterminer. Ils nous dirent qu'ils n'iraient pas, quand nous leurs donnerions 5,000 piastres, parceque, disaient-ils, de quoi sert l'argent à un homme qui perd la vie *^ ? Ayant à la fin obtenu la protection d'un chef arabe intrépide et de sa suite, les voyageurs arrivèrent jusqu'aux frontières de l'Idumée ; mais alors leur marche fut arrêtée de la manière la plus décidée et la plus menaçante. Le cheik de Wady

(15) Voyages à Constantinople en 1813, par Macmichael. Appendix, p. 1 99.

{\6) Irbv et Mangles p. 349.

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Mousa et son peuple firent serment qu'ils ne leur permettraient pas d'avancer, et qu'ils ne leur laisseraient pas boire de leur eau, ni passer par leur territoire. Le chef arabe qui les avait pris sous sa protection jura de son côté qu'ils boiraient de l'eau de Wady Mousa, et qu'ils iraient oîi bon lui semblerait.

Plusieurs jours se passèrent ainsi en prières, en intrigues et en menaces; tout fut également infructueux. La détermination et la persévérance de l'un des partis furent égalées par la résistance et l'opiniâtreté de l'autre. Les artifices , les arguments et les mensonges d'Abou Raschid,le chef intrépide qui avait pris les voyageurs sous sa protection , et dont rien ne pouvait dompter l'opiniâtreté, ayant manqué leur but , il envoya des messagers vers tous les camps soumis à son influence, rejeta toute espèce d'arrangement avec l'ennemi, résista aux remontrances de ses serviteurs , et se décida à faire par force ce qu'il avait juré d'accomplir. — A la fin cependant on permit aux voyageurs de poursuivre en paix leur route ; on leur accorda un court espace de temps pour visiter les ruines; mais on apercevait de tous côtés sur les hauteurs des troupes d'Arabes qui épiaient leurs mouvements. — Abou Raschid lui-même en fut effrayé; il avait perdu son calme, et priait les voyageurs de partir. Il y eut donc beaucoup de choses qu'il leur fut impossible de visiter; et même on ne leur accorda pas le temps de visiter les ruines d'un grand temple qu'on apercevait dans le lointain. — Ils ne passèrent pas par l'Idumée.

Ainsi, Volney , Burckhardt, Joliffe, Henniker, et les capitaines Irby et Mangles, non-seulement rendent témoignage de la vérité du fait qui est l'accomplissement de la prophétie, mais encore racontent

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une variété de circonstances qui [)r()uvent toutes que riduuiée, si longtemps le rendez-vous de toutes les nations, est maintenant environnée de dangers pour tous les voyageurs qui veulent « y pas ser » ; les Arabes même qui habitent aux environs, et qui sont accoutumés aux dangers du désert, craignent de pénétrer dans l'intérieur ou d'y conduire des étrangers. Cependant, dans aucun des différents récits, on ne trouve une seule allusion aux prophéties de la Bible, et ce témoignage est aussi peu suspect et aussi indépendant qu'il est abondant et clair.

Il y eut peu de pays aussi fréquentés que le fut pendant longtemps l'Idumée, et peu de villes aussi renommées , comme centre de commerce , que l'était sa capitale ; et depuis un grand nombre de siècles il n'y a point de pays qui soit aussi abandonné, ou plus complètement privé des avantages de la civilisation et du commerce ^\ Qui aurait pu prévoir et prédire un tel contraste si ce n'est Celui dont la prescience est parfaite^ en toutes choses? Mais quoique, depuis des siècles, personne ne passe par ce pays, cependant le sens de la prédiction indique clairement que cet état de désolation devait être connu, et que le temps viendrait oîi des personnes visiteraient le pays , et qu'on y trouverait l'accomplissement de toutes les autres prophéties qui le regardent.

L'époque à laquelle se rapportent toutes les malédictions prononcées contre Edom , c'est-àdire « l'année de rétribution pour maintenir le droit de Sion » (Esaïe, xxxiv, 8), n'est pas encore

(17) La peste faisait de grands ravages parmi les fellahs de Wadi-Mousa, à répoqueoù MM. de Laborde et Linart visitèrent la Péliée. Cependant des menaces continuelles leur étaient faîtes, et ils ne jugèrent pas prudent d'y séjourner au-delà d'une huitaine de jours; aprCs quoi, ils se mirent en route pendant la nuit, de peur Qu'oîi ne leiu' erJovàt le fruit de tous leurs travaux.

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venue 5 et ridumée doit être encore le théâtre d^'autres jugements qui fondront en même temps sur toutes les nations et sur toutes les armées, et auxquels tout le monde habitable est sommé de prêter Toreille. (Esaïe, xxxiv, 1-10).

« L'Idumée sera désolée de génération en gé- « nération. » — La Judée , le pays d'Ammon et celui de Moab présentent de si abondantes preuves de leur ancienne fertilité, qu'un esprit réfléchi se demande comment les efforts de l'homme ont pu parvenir a paralyser pendant tant de siècles tous les efforts de la nature. Mais la désolation de ridumée est tellement complète que l'on commence tout d'abord par s'étonner de ce qu'une aussi vaste région, entièrement sauvage et déserte, ait jamais été couverte de villes, et habitée pendant des siècles par un peuple riche et puissant. Son aspect actuel donnerait un démenti formel h son ancienne histoire , si la véracité de cette histoire n'était démontrée par des restes d'une ancienne culture, par des vestiges de murs et des routes pavées, et par les ruines de villes que Ton retrouve partout sur le sol de ce pays dévasté.

Beaucoup de circonstances ont contribué comme autant de causes à rendre complète la désolation d'Edom ; l'anéantissement de tout commerce , l'absence de moyens artificiels pour arroser les vallées , la destruction de toutes les villes , le dépouillement du pays par les Arabes, tant qu'il y a eu quelque chose de reste, l'effet des rayons ardents du soleil, depuis un grand nombre de siècles , sur un sol que n'ombragent pas même les plus petits arbustes, l'envahissement continuel du terrain par le sable de la Mer-Rouge, ce qui a absorbé toute l'humidité , et desséché pendant l'été les petites sources et les ruis-

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seaux; toutes ces causes ont concouru à rendre « Edovn désolé de ^a^nération en génération. »

LerécitquenousfaitVolney prouve combien en effet cette désolation est complète^ et Seetzen, d'après ce qu'il parvint a apprendre à Jérusalem, en rend le même témoignage *". Depuis les frontières d'Edom, les capitaines Irby et Mangles ne virent qu'une vaste étendue qui frappe le voyageur par son lugubre et singulier aspect de désert. — L'extrait suivant, dans lequel Burckhardt décrit ce qu'il a vu dans diverses parties de l'Idumée, ne saurait être mieux analysé que par les paroles mêmes du prophète. En parlant de ses limites orientales et de l'Arabie Pétrée, Burckhardt dit : On pouvait avec justesse la nommer Pétrée, nonseulement à cause de ses montagnes rocailleuses, mais encore à cause de la plaine élevée dont j'ai déjà parlé, et qui 5 couverte d'énormes pierres, ressemble à un désert, quoiqu'elle soit susceptible de culture ; de distance en distance elle est parsemée de plantes sauvages; sans doute qu'autrefois elle était fort peuplée , car on trouve partout sur la route d'Hadj beaucoup de restes de villes et de villages, entre Maan et Akaba aussi bien qu'entre Maan et les plaines d'Hauran, oii l'on rencontre aussi beaucoup de sources d'eaux. Maintenant toute cette contrée est déserte, et Maan (Théman) *^ est le seul endroit habité qui s'y rencontre *^ « J'étendrai ma main sur toi, ô montagne de « Séhir, je te réduirai en désolation et en désert ; « j'étendrai ma main sur Edom et je la réduirai « en désert depuis Théman. »

Dans l'intérieur del'Idumée, oiil'on voit encore, dit Burckhardt, les ruines de quelques anciennes

(18) Seelzen, p. 46.

(19) Voyez la Carte des Voyages de Burckhardt.

(20) Burckhardt, p. 436.

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villes , et dans toute la grande vallée qui s'étend depuis la Mer - Rouge jusqu'à la Mer - Morte , et qui sans doute présentait autrefois un aspect bien différent, toute l'ancienne plaine n'offre à l'œil qu'une étendue de sables mouvants , dont la surface uniforme n'est inte rrompue que par de légères ondulations et par de petites collines. 11 paraîtrait que ce sable a été apporté des bords de la Mer - Rouge par les vents du sud , et les Arabes m'ont dit qu'au delà de la latitude d'Ouadi Mousa les vallées présentaient le même aspect. Il y a des endroits de la vallée oîi le sable est très profond; il ne reste plus le moindre vestige de l'art ou du passage de l'homme; quelques arbres croissent au milieu du sable; mais la profondeur de ce sable s'oppose à toute apparence de végétation ou d'herbe. « S'il était entré chez toi « des vendangeurs, ne t'auraient-ils point laissé « de grapillage? des larrons de nuit n'auraient « pris que ce qui leur aurait suffi ; mais j'ai fouillé « Esaû. » En remontant les plaines à l'occident, plus élevées que celle de l'Arabie, nous eûmes devant les yeux une immense étendue de pays désert, entièrement couvert de cailloux noirs; çà et là se dessinait une petite ligne de coteaux ^\ « J'étendrai sur l'Idumée le cordeau de confusion « et le niveau du désordre. »

Dans la description que Burckhardt fait des différentes villes de l'Idumée, il parle des ruines d'une grande cité dont il ne reste que des débris de murailles et des monceaux de pierres, de celles de plusieurs villages des environs ^% d'une ancienne ville construite en blocs taillés de pierre siliceuse, et des ruines considérables de Gherandel Arindela , une des villes de la « Pa-

(21) Burckhardt, p. 442, 444. — (22) Ibid., 418

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Lnestina Tertia » ^'\ Il éniimère les cndroils suivante dans le DJcl)al Shera ( Mont Séliir ), au sud et au sud-ouest d'Ouadi Mousa : Kalaat, Djerha, Basta, Eyl, Fcrdakli, Anyk, Bir el Beytar, Shemakli et Syk. Thoana exceptée , il ne reste pas vestige des villes ^^ indiquées dans la carte de d'Anville ''.

M. de Laborde a passé sur les ruines d'Elana, ville de l'Ouadi (vallée) Pambouchebe; il a passé sur celles d'une autre ville de l'Ouadi Sabra où l'on voit encore les ruines d'un théâtre et celles de plusieurs temples. A AmeimCj oii ce voyageur est allé^ l'on découvre à chaque pas d'anciennes citernes creusées dans le roc, et oii l'eau arrivait par des aqueducs de neuf milles de longueur. « Je réduirai tes villes en désert, et tu ne seras « que désolation. O montagne de Séhir, j'étendrai (( ma main contre toi, et je te réduirai en désola- « tion et en désert. » (Ezechiel, xxxv. )

Le dernier des prophètes, Malachie, qui écrivit deux cents ans après Ezéchiel, et plus de trois cents ans après Esaïe , dit de l'héritage d'Esau ^ qu'il serait exposé aux dragons du désert». Mais il ajoute : « Que si Edom dit : Nous avons « été appauvris, mais nous retournerons et nous (( rebâtirons les lieux qui ont été détruits; ainsi a « dit l'Éternel des armées : Ils rebâtiront, mais « je les ruinerai. » Dans la description que Diodore fait de l'invasion de la terre d'Edom par Demetrius, environ trois cents ans avant l'ère chrétienne, il dit que ce pays n'était qu'un désert, et que les habitants n'y avaient pas de maisons; la

(23) Burckhardt, p. AAl.

(24) Dans la carte dont nous parlons, ces villes |K)rlerjt les noms suivants : Elusa, Tamara, Zoara, Thoana, Necta, Phénon, Suzuroa^ Carcaria, Oboda, Berzumma, Lysa, Gypsaria, Zodocala, Gerasa, Havara, Priiesidium, ad Dianam, OElana, Asion Gaber.

(25) Burckhardt, p. /JAS, 444.

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