n la fait trembler
particalief est désolée de tant de maux qui frappent tout le monde indistinctement. (]es châtiments endurcissent peut-être le cœur des coupables, mais ils n'en doivent pas moins engager les opprimés à tenir les yeux ouverts et à les tourner vers Dieu *. » « Regarder autour de vous, et considérez les maux qui nous assaillent de toutes parts : maux physiques et moraux, maux envoyés par la colère de Dieu et maux produits par la malice des hommes, et que j'appellerai pour cela artificiels. Il n*estpas nécessaire que je répète ici en détail l'histoire de tant de maux. Il ne suffit que trop de les énumérer. Ainsi, parlant (les maux physiques, vous trouvez le spectacle funèbre des inondations, des tremblements de terre, des tempêtes exterminatrices, des pestes et d'autres calamités publiques.
« Parlant des paoraux, vous voyez se présenter à vous le tableau infernal de l'immoralifé triomphante, du blasphème libre et impuni, de Thérésie soutenue publiquement, de la licence de l'enseignement, de la persécution ( si goûtée par les impies en Italie et hors de l'Italie) contre les ministres du sanctuaire, et de tous les hommes qui .conservent dans sa plénitude la loi catholique. Ëntin, parlant des maux qui proviennent des hommes constitués en autorité , vous trouverez des impôts, des injustices et des vexations, leurfacilité à encaisser l'argent et la lenteur 'à payer ce qui est dû , beaucoup de choses en voie de
1. AUocution -aux divers ordres de la prélature, juillet 1873. t«ircr*, 12 juillet 1873,
< destruction, et peu ou rien en voie d'édification *. » — Mais, disent les esprits forts, il y a eu des fléaux à toutes les époques de l'histoire. — C'est vrai ; seulement ils oublient qu'à toutes les époques les hommes ont mérité, plus ou moins, d'être châtiés. Mais n'est-il pas fort étrange , et d'où vient cela , 'qu'en nos temps de lumières et de progrès physique, d'admirables découvertes et de puissance sur la matière, les hommes de science ne soient pas moins désarmt's en face de nos fléaux nouveaux , mystérieux , réitérés, que ne l'étaient jadis les hommes de foi , aux âges dits de ténèbres, devant ceux qui les frappaient?... Ces derniers du moins comprenaient la cause du mal : ils se convertissaient; comme Israël ils criaient au Seigneur et étaient promptement délivrés. Vous , hommes de ce siècle, qui prétendez tout faire et tout obtenir par la science, vous ne vous occupez que de chercher la cause naturelle du fléau pour y trouver le remède humain. Et cependant des années s'écoulent, le fléau grandit , vos récoltes sont ravagées, vos pertes sont immenses. Puis, quand vousavezenfin rencontré un palliatif quelconque, quand vous criez victoire, le lendemain le fléau change; d'allures, c'est un nouvel ennemi qui fait encore pluî? de mal que le premier. Vous êtes une fois de plus devant l'inconnu, vos remèdes sont inutiles; tout est à recommencer. Le Seigneur se moque de vous : il se sert des infiniment-petits pour confondre l'orgueil infiniment grand de ce siècle. Prenez garde ! après la vigne, après la pomme de terre , le blé aussi peut être àttaqud par quelqu'un de ces pucerons microscopiques. Aloi*^
1. Allocut. aux, représentants des Sociétés catholiques de Romd 18 septembre 1873. — Univers, 26 septembre 1873,
ce sera pour ]a France, et d'autres contrées sans doute, raccômplissement dés prophéties de la Salette ^
Si les deux, années qui viennent de s'écouler n*ont pas été aussi terribles que les prédictions paraissaient le faire craindre , si nous n'avons pas été frappés par des fléaux aussi nombreux et aussi redoutables que d'autres nations, l'Italie, par exemple, nous le devons au» pèlerinages, aux prières publiques et privées , aux associations catholiques. Dans ces années i872 et 1873,1a France a montré un élan de foi , d'esprit de prière et de réparation, de vie surnaturelle, inouï jusqu'alors.
En ce détail sfe sont accomplies les prophéties qui annonçaient la diminution des maux prédits , si l'on priait, si l'on convertissait.
30. Humiliation et persécution générale de r Église, — Schisme, — Qui peut contester l'évidentaccomplissement de cette jîrédiction ? L'Eglise est humiliée et persécutée dansl'ancienetlenouveaumonde.La puissance du mal se soulève partout contre elle : en Allemagne, en iSuisse, en Autriche, en Italie, en Espagne, en Turquie, aux Indes, en Chine, au Tong-King, au Japon, au Brésil, au Mexique, au Pérou, dans le. Venezuela. En France, il tient à bien peu de chose que la persécution n'ait un libre cours; la propagande anti-religieuse et anti-sociale fait grandir dans les populations une haine contre le clergé qui d'un moment à l'autre peut se' manifester par d'effroyables massacres. Le but de tous les efforts de la Révolution , c'est la destruction de l'Eglise catholique. Aussi Pie IX répète-t-il souvent que l'Eglise n'a aucun secours à attendre des autorités de la ferre qui se sont