Concordance, p. 138, n
Si***
misesàflatter la Révolution. L'Eglise et la Papauté sont entièrement abandonnées. Les gouvernements qui ne les oppriment' point les regardent comme un embarras' dont ils cherchent à se délivrer le plus commodément possible. L'humiliation est complète.
Nous avons vu se produire les deux schismes des vieux-catholiques et des arméniens.
Des paroles toutes récentes de Pie IX confirment ce que nous venons de dire :
* Ou a répété, bien des fois déjà, que pour surmonter « les calamités des temps présents , il était nécessaire a de recourir à la prière et d'implorer Dieu avec une
• constance inébranlable. Aujourd'hui que les périls « croissent de plus en plus , que notre sainte religion est
• attaquée de toutesparts , il est besoin de joindre à la 1 prière le zèleet l'action pour le salut des âmes <. ■»
« Soyez bénis pour le noble langage dans lequel t vous exposez avec une saisissante vérité les misères
• présentes de l'Eglise. Vos paroles ont quelque chose I qui approche des lamentations deJérémie, et vou!; « avez fait le tableau le plus tidèle de l'état de désola- < tion cil se trouve maintenant l'Ëglise catholique... « Les ennemis du bien s'efforcent sans relâche d'établir
• le règne de l'enfer *. »
ACœMPLISSEHËNT DES UÉTAIUS.
Il est difRctIe de ne pas reconnaître que plusieurs
1, AllocQiion aux Daines de l'Association da Cceai de Marie. S Diardlâ74. — Jlf(mie,9et 10iiiaral8T4.
a, Allucutionàdescatlioliqvies de runivere,avril 187-1. — Unirrri. 9 avril 1H74,
détails prophétiques se sont parfaitement réalisés.
1» Rappelons d'abord avec quelle précision se sont accomplies les prophéties * annonçant que le Pape serait dépouillé de ses Etats et perdrait tout pouvoir temporel.,
i® Nous avons déjà constaté l'accomplissement de ces trois détails : la haine toujours croissante des populations contre le clergé, la diminution des fléaux à cause des prières, et la longueur extraordinaire du règne de Pie IX dépassant celui de saint Pierre à Rome.
3<> La Sœur Rose-Colombe avait annoncéque, dans la persécution contre l'Eglise, on commencerait par les Jésuites, et que les Ordres religieux seraient dépouillés de leurs biens. Ces détails sont accomplis à la lettre en Allemagne, en Suisse et en Italie.
40 II avait été prédit que l'Eglise serait sans défenseur; Rome dans la tristesseet la désolation, environnée d'enneraisde toutes parts. Le Saint-Père nous apprend lui-même « qu'il n'y a rien à espérer, rien à attendre de ce monde, des autorités de la terre, d'un soi-disant
1. Entre autres : 1« la -pTo^hétie placentienne (Concordance, p. 161, n» 106); 2" la prophétie avgvstinienne (Concordance, p. 149, n« 88). Cette prophétie a été imprimée au xvi«, au xvii« et au xix» siècle, en 1855 et 1860. Deux respectables ecclésiastiques en ont donné chacim un texte latin dans V Univers des 4 et 9 juin 1872, et aflannent l'avoir entre les mains depuis 1848 et 1867. De ces textes l'un ept évidem-' ment l'abrégé de l'autre : ils offrent quelques variantes. Mais tous deux, ainsi que les traductions françai^eç que nous possédons et qui sont faites sur d'autres textes ayant aussi quelques variantes, s'accordent à dire : que Rome perdra le sceptre par la persécution des faux philosophes, que le Pape sera tenu en captivité par les Biens, et que l'Eglise de Dieu sera dépouillée de ses biens temporels. Itoma amittet »epter\m> propter persecittionem psevÂophUoéophorum. Papa a sidi captwabitur. Captimis erit a svig, — Ecclena Dei boms temporaWni^ spolialntur.
gouvernement d'Italie, de Mstdrid, de Paris, etc. *. Et Rome, au vu et au su de tout le monde, est bien dans la tristesse et la désolation, enveloppée par ses ennemis comme un oiseau dans un filet.
5^ Saint Malachie a désigné Pie IX par cette expression : Crux de Cruce; Ja Sœur Rose-Colombe se sert du mot k crucifiement* pour exprimer les douleurs du Souverain Pontife. Tout cela est accompli , et le Pape luimême va nous l'affirmer :
« Il n'est pas vrai de dire que je souffre sur mon calvaire les peines que Jésus endura sur le sien , et ce n'est que d'une certaine manière qu'on peut dire que se renouvelle en mol en figure tout ce qui s'est accompli
en réalité dans la personne du Rédempteur Si mon
âme est travaillée par les angoisses du crucifiement^ ce n'est qu'au souvenir de tant d'âmes qui se perdent misérablement dans les malheureuses cii^constances actuelles. Jiam cette agonie^ je ne trouve de véritables consolations que lorsque je vois des âmes d'une force et d'un courage invincibles, etc. *. »
a Tout lemonde le sait : saint Pierre termina ses jours sur une croix. Une croix nous est aussi offerte ^à notismême. Je ne dirai pas une croix^ matérielle^ mais une croix que la nature se résigne difficilement à porter : je veux dire les souffrances. Comme saint Pierre, lorsque j'étais jeune, je pouvais aller, moi aussi, librement oîi je voulais; mais, aujourd'hui que je suis vieux, je ne le
1. Allocution aux employés du- Ministère du commerce et des travaux publics, 13 juillet 1872 - Univers, 17 juillet 1872. — Voir aussi p. 39 et 43. '
2. Allocut. à une Congrégation d'Enfants de Marie, 5 août 1871. — Discours, etc., p. 211.
puis pas, parce que Timpiété^ m'empêche d'être libre administrateur de l'Eglise de Jésus-Christ *. » '
6» La prophétie augustînienne et Mélanie ont prédit la captivité du ,Pape. Et nous voyons réellement Pie IX retenu captif par les siens. Et Pie IX le dit tout haut :
a Vous êtes venu voir celui qu'on appelle le prisonnier du Vatican, Et vraiment je le suis... Je suis moralement incarcéré , car il me serait impossible de sortir d'ici sans voir ma personne et ma dignité offensées 2. »
7» Mairie Lataste et Anna-Maria Taïgi' >ont annoncé que Pie IX survivrait à tous ses ennemis, qu'il les verrait disparaître les uns après les autres. Or la vie etlepontitlcat de Pie IX se prolongent d'une manière étonnante , et ses ennemis tombent successivement les uns après les autres : Cavour. Mazzini, Napoléon, Rattazzi sont morts.
8» Le, vénérable Père Bernard -Marie Clausi ^ a dit que, avant le châtiment des impies et le triomphe de l'Eglise, le mal aura fait de tels progrès dans le monde, qu'il semblera que les démons soient sortis de f enfer ^ tant sera grande la persécution des méchants contre les justes.
Ecoutons comment Pie IX nous montre l'accomplissement de jcette parole :
« La, pauvre France a pu voir où aboutissent ces belles toaximes (du libéralisme catholique), Paris surtout, au milieu des horreurs des communards qui par les meur-
1. Allocut. à tous les employés du ministère des finances, 4 juillet 1872. — Discours, p. 476.
2. Allocutions des 8 mars et 17 déc. 1871. — Discours, p. Ç8 et 289»
3. C'est la véritable orthographe de ce nom, paraît-il, Bt non pas Clauti, comme nous avons écrit dans la Concordance.
très et lesincendies^monirkTentsemfiîables à des démons sortis de Venfer *.
c Maintenant les démons ont pénétré ]\x%(\\xe chez nous (dans Rome), en entrailtnon pas par les fenêtres, mais par les portes qu'ils ont brisées, et ils sont venus pour faire leur œuvre, c est-à-dire pour nous troubler, nous opprimer par leurs persécutions et leurs suppressions *... ... Que l'ennemi commun qui est le démon ne les (les enfants) entraîne pas à leur perte et avec lui les démons incarnés qui parcourent impunément les rues de cette sainte cité^. Si je ne me trompe, le démonaaujourd'hui(comme au temps de Job) cette liberté de parcourir le monde et de frapper toutes les âmes *. D'où vient cette haine... sinon de Satan lui-même et de ses satellites incarnés dans l'hommeyei qui voudraient déraciner la foi, et détruire, s'il était possible, jusqu'aux dernières traces a du catholicisme s.
Ces paroles du Saint-Père nous font comprendre comment pourront s'accomplir les prédictions de la Vénérable Elisabeth Canori-Mora. {Concordance,^ p. 125,ii«49.)
9» Ce que les feuilles publiques nous racontent depuis deux ans du peu de sécurité personnelle qu'on trouve en Espagne et en Italie, est l'accomplissement pour ces contrées de ce qu'avait prédit Jean de Vatiguerro. {Concordance^ p. 114, no29.)
1. Allocution à la députation française, 18 juin 1871 . — Discours, etc., p. 136.
2. Allocution aux Supérieurs des Congrégations monastiques, 22 août 1871. — Discours, etc., p. 214.